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Nota Bene:

Je reviens après 7 mois d'interruption. Je vais essayer de maintenir ce blog qui malgré tout, me tient à cœur...
Attention, si vous m'écrivez (via les commentaires) je ne peux répondre que si vous avez une adresse mail identifiée, pas si vous restez anonyme.

samedi 12 décembre 2009

Ron Blake - Shayari - 2009



Ron Blake est ce saxophoniste ténor (et soprano à ses heures), né à Virgin Island, établi à New York et siégeant au directoire musical du Berklee College de Boston, membre aussi du Saturday Night Live Band de la chaîne NBC. On l'a connu comme sideman de gens aussi différents que Art Farmer, Roy Hargrove, Dianne Reeves, Jimmy Smith, Meshell Ndegeo­cello. Shayari est son quatrième disque en leader et c'est une entreprise notable par son intégrité, son esprit de recherche dans une ligne réfléchie, intensément mélodique, tout en discrétion et en beauté poétique, sous l'invocation d'un terme hindou, shayari, qui désigne des vers en couplets hautement stylisés. La majeure partie des compositions est due à Blake et au pianiste Michael Cain, et est jouée en duo saxophone-piano avec l'adjonction de percussions qui servent de ponctuation plutôt que d'accompa­gnement continu. C'est une musique qui déroule des sortes d'aquarelles paysagistes, dans un climat d'abstraction lyrique. Sur d'autres plages (le mot convient), le batteur Jack DeJohnette, toujours prodigieusement attentif, et la violoniste Regina Carter apportent des couleurs plus vives. L'ensemble est très convaincant. On sait désormais que Ron Blake est un artiste à suivre. [Michel Contat-telerama]

Ron Blake - Walts For Gwen [ 5:39]
02. Atonement [ 8:41]
03. Come Sun [ 6:03]
04. Hanuman [ 5:54]
05. What Is Your Prayer For? [ 4:30]
06. Of Kindred Souls [ 6:45]
07. Please Be Kind [ 6:04]
08. 76 [ 7:15]
09. Remember The Rain [ 2:00]
10. The Island [ 7:23]
11. Teddy [ 4:52]
12. Abhaari (Pt. 1) [ 1:01]
13. Abhaari (Pt. 2) [ 3:08]
Ron Blake | Shayari | 2009 | 91 Mo

jeudi 10 décembre 2009

Richard Galliano - Paris Concert (Live au théatre du chatelet) - 2009




Le solo est un rêve pour tout musicien…un art de la maturité qui s’exerce avec succès après avoir expérimenté bien d’autres formes…
L’accordéoniste Richard Galliano a déjà enregistré plusieurs albums solo au cours de ses quelques 35 années de carrière mais le dernier, « Paris Concert », est un réel parcours d’excellence. Enregistré en mars dernier à Paris au Théâtre du Châtelet, il réunit 12 morceaux : compositions et reprises balayant jazz, tango, chanson française jusqu’aux gnossiennes d’Erik Satie. Des thèmes dont s’empare un Richard Galliano très inspiré, qui pousse à l’extrême le corps à corps avec son instrument dans un véritable tourbillon fusionnel qui emporte l’auditeur…[Anne Chépeau-France Info]

Richard Galliano Live - Chat Pitre
2. Gnossienne N.1
3. Gnossienne N.2
4. Sertao
5. Sheng
6. Bagatelle
7. La Javanaise
8. Caruso
9. New York Tango
10. 'round Midnight
11. Oblivion
12. Aria

Richard Galliano | Paris Concert (Live au théatre du chatelet) | 2009 | 65 Mo

mercredi 9 décembre 2009

Ralph Towner & Paolo Fresu - Chiaroscuro - 2009



La personnalité secrète de Paolo Fresu est aussi délicieusement mystérieuse que sa musique, ultra-sophistiquée sous des allures d'évidence, toute de retenue et d'équilibre, somptueusement fluide et mélodique, empreinte d'un lyrisme bouleversant et teintée de mélancolie clair-obscur. Le public français découvre le trompettiste sarde au sein d’une formation regroupant le batteur Aldo Romano et, au cœur de ce "quartet italien", Paolo Fresu impose immédiatement sa fantomatique et paradoxale présence : une sonorité tendrement acidulée, avec ce quelque chose de tranchant dans le phrasé, elliptique et somptueusement délié, ces lignes nettes, précises, élégantes. Le jeu de guitare acoustique et épuré de Ralph Towner vient compléter à la perfection celui du trompettiste, avec lequel un dialogue s'engage promptement. La dynamique et l'interaction qui lie les deux musiciens est ponctuée de rêveries, de mystères et de murmures, scrupuleusement improvisés. Se jouant des genres trop établis, ils réalisent avec une liberté d'esprit un ensemble de morceaux admirablement maîtrisés. Pas de doute, Paolo Fresu et Ralph Towner ont tout pour nous séduire, nous envoûter et nous conquérir!

ralph Towner & paolo Fresu-Wistful Thinking 04:19
02 - Punta Giara (Ralph Towner) 06:21
03 - Chiaroscuro (Ralph Towner) 06:31
04 - Sacred Place (Ralph Towner) 04:13
05 - Blue In Green (Miles Davis) 05:45
06 - Doubled Up (Ralph Towner) 04:56
07 - Zephyr (Ralph Towner) 07:29
08 - Sacred Place (reprise) (Ralph Towner) 01:59
09 - Two Miniatures (Ralph Towner, Paolo Fresu) 02:38
10 - Postlude (Ralph Towner, Paolo Fresu) 02:31
Ralph Towner & Paolo Fresu | Chiaroscuro | 2009 | 100 Mo + 14 Mo

samedi 5 décembre 2009

Hiromi Uehra - place to be - 2009


Hiromi Uehara prend ses premières leçons de piano à l'âge de 6 ans, et démontre rapidement une habileté et une vitesse d'apprentissage hors du commun. À 7 ans, elle intègre la prestigieuse «Yamaha School of Music» et à 12 ans, elle joue pour la première fois en public avec un orchestre de prestige. À 14 ans, Hiromi voyage en Tchécoslovaquie où elle a l'occasion de jouer avec l'orchestre philharmonique tchèque. En 1999, elle s'inscrit à la prestigieuse école de musique de Berklee à Boston. La-haut, elle rencontre le célèbre pianiste Ahmad Jamal, qui deviendra son mentor. Elle obtient son diplôme avec le rang maximal en 2003.

Hiromi Uehra- BQE
02. Choux a la creme
03. Sicilian Blue
04. Bern Baby Bern
05. Somewhere
06. Capecod Chips
07. Islands Azores
08. Pachelbel's Canon
09. Viva! Vegas: Show City, Show Girl
10. Viva! Vegas: Daytime in Las Vegas
11. Viva! Vegas: The Gambler
12. Place To Be
13. Green Tea Farm (Bonus Track)

Hiromi Uehra | place to be |  2009 | 100 Mo + 57 Mo

mercredi 2 décembre 2009

Gonzalo Rubalcaba - avatar - 2008



Une fois n'est pas coutume : ce disque du pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba est supérieur à tout ce qu'il a pu enregistrer ces dix dernières années. Toutes les qualités d'un jazz contemporain s'y retrouvent, plus nettes encore, et majorées d'une série d'éléments carrément originaux : d'abord au niveau des compositions : l'on ressent tout un travail d'orfèvre (écoutez l'introduction modale sur Looking in Retrospective). Pas de latin jazz ici mais un travail d'écriture qu'un Wayne Shorter ne renierait pas. Ensuite, l'effet de surprise au niveau du jeu et des ruptures de tempo. Pas de flot de notes pour montrer une supériorité technique comme il nous avait tant de fois démontré par le passé. Ici, les notes ont du sens (Infantil, This is It), il y a aussi du suspense et du mystère au détour d'une phrase, d'une mesure. Les arrangements sont à la fois délicats et nerveux, ça laisse à la fois rêveur et éveillé! Jamais on ne s'ennuie avec cette musique-là. "Avatar", sorti chez Blue Note en 2008, est donc une très grande réussite.

Pas forcément facile d'accès lors des premières écoutes, le disque gagne néanmoins en maturité au fil du temps et des humeurs. Avec les premiers thèmes, on est sur terrain connu. Un jazz hardbop aux contours aléatoires mais très identifiables (Looking in retrospective, This is it). En terme de composition (on sent l'influence classique de Ravel ou encore de Debussy). Le pianiste a le mérite d'y apporter des couleurs et des arômes très subtils (Preludio N°2 for concerto). A l'heure où j'écris ces quelques lignes, je l'ai ressorti de derrière les fagots, et je dois dire que je suis très, très surpris.

Entouré de Yosvany Terry (magnifique au sax alto et soprano, ses idées "orientales" sur This is It font merveilles), de Mike Rodriguez (subtil à la trompette), Matt Brewer (toujours efficace à la contrebasse) et de Marcus Gilmore (superbe à la batterie), Rubalcaba offre un disque moins schématique que les précédénts, insistant davantage sur l'ambivalence du jazz (suspendu et nerveux, imprévisible et rythmiquement marqué). Le dernier thème est un tour de force incroyable. Ou quand le hard-bop se dépasse pour devenir un jazz contemporain de très, très grande qualité.[R comme Ralingue ]

Gonzalo Rubalcaba-Looking In Retrospective 9:41
2. This Is It 12:28
3. Aspiring To Normalcy 13:05
4. Peace 4:09
5. Hip Side 8:34
6. Infantil (Dedicated To John McLaughlin) 7:04
7. Preludio Corto No.2 For Piano (Tu Amor Era Falso) 10:07

Gonzalo Rubalcaba | avatar | 2008 | 100 Mo + 25 Mo


vendredi 27 novembre 2009

David Sanchez - Cultural Survival




Après quatre ans de silence David Sanchez revient avec un nouvel album. Avec "Cultural Survival" , le musicien portoricain tourne une page. Avec son nouveau label, il a pu réaliser le projet dont il avait envie, enregistrer un morceau de 20 minutes. Le saxophoniste a également modifié son groupe en remplaçant son guitariste par le norvégien Lage Lund. [Anne Chépeau- France Info]

David Sanchez - Coast To Coast (10:34)
2. Manto Azul (6:09)
3. Adoracion (9:44)
4. Monk's Mood (6:13)
5. Ay Bendito (9:38)
6. Cultural Survival (8:19)
7. The Forgotten Ones (4:47)
8. La Leyenda del Canaveral (20:31)

David Sanchez - sax ténor, percussion, chant
Lage Lund - guitare
Ben Street [1, 7] - basse
Hans Glawischnig [8] - basse
Henry Cole [1, 4, 5, 8] - batterie
Adam Cruz [2, 3, 6, 7] - batterie
Pernell Saturnino [2, 8] - percussion
Danilo Perez [2, 6] - piano
Robert Rodriquez [8] - piano

David Sanchez | Cultural Survival |100 Mo + 12 Mo

jeudi 26 novembre 2009

Brad Mehldau Trio - live - 2008


Fans de Brad Melhdau réjouissez-vous doublement car c'est un double album, d'un "live" de plus de deux heures qui se cache sous cette pochette du label Nonesuch...Les douze titres de ce double album produit par Brad Mehldau ont tous été enregistrés au Village Vanguard sur quatre soirs du 11 au 15 octobre 2006.
Le Trio original de Brad Mehldau habitué du Village Vanguard composé de Larry Grenadier à la contrebasse et Jorge Rossy à la batterie, dura près de dix ans et sorti deux " Art Of The Trio " live chez Warner Bros. Jorge Rossy quitta le combo et c'est Jeff Ballard premièrement sur son disque : " Day Is Done " sorti en 2005 chez Nonesuch qui fut encensé par la critique....bon cela est extrait du service presse accompagnant le disque mais à vrai dire les amateurs de piano auront surtout l'oreille portée sur ce qu'offre Brad Mehldau quoique le contrebassiste Larry Grenadier sait aussi bien faire pour retenir notre attention, bref c'est encore pur régal : Le Live du Trio débute sur la reprise du groupe Oasis : " Wonderwall" ( et c'est bon c'est bon.. heu pardon mais c'est un réel enthousiasme qui fait quelque peu divaguer ! Comprenne qui pourra...) et se conclut sur un splendide " Coutdown " de John Coltrane.

Entre les deux, Mehldau et sa belle équipe réinterprète " O Que Sera " de Chico Buarque (vraiment très réussi...de toute poésie...), "Black Hole Sun " du groupe grunge de Seattle Soundgarden qui ne dure pas moins de 23minutes 30 secondes, autant dire un pur délire...qui débute dans la lenteur invitant joliment à prendre son temps,et se laisser bercer dans une rythmique paisible et envoutante avant de tout rompre dans une nouvelle dynamique...il fallait oser !... Mais c'est taire le très langoureux "The very Thought of you" célèbre notamment par la version de Nat King Cole ou plus récemment Harry Connick Junior...et dont Brad Mehldau offre ici avec ses comparses une version vraiment émouvante même sans paroles. On ne se lassera pas non plus d'écouter "The secret beach"'une samba lente que le trio revisite magnifiquement (que l'on peut retrouver sur l'album " Metheny/Mehldau Quartet ") ou encore "More than you know"de Tin Pan Alley (immortalisé par Barbara Streisand dans Funny Lady) et désormais par le Brad Mahldau Trio...mais vous le savez déjà Brad Meldhau sait faire rêver avec son piano... alors si ce pianiste joue souvent les yeux fermés vous...vous pouvez acheter ce double disque les yeux fermés ! [pianobleu]

Bradh Mehldau Trio
Brad Melhdau, piano
Larry Grenadier, contrebasse
Jeff Ballard, batterie

CD1
1. Introduction    Brad Mehldau    0:15   
Wonderwall -Brad Mehldau 8:44
3. Ruby's Rub    Brad Mehldau    13:07           
4. O Que Será    Brad Mehldau    10:38           
5. B-Flat Waltz    Brad Mehldau    9:10   
6. Black Hole Sun    Brad Mehldau    23:30           
7. The Very Thought of You    Brad Mehldau    13:03

CD2

8. Buddha Realm    Brad Mehldau    11:59          
9. Fit Cat    Brad Mehldau    10:40          
10. Secret Beach    Brad Mehldau    11:35          
11. C.T.A.    Brad Mehldau    16:16          
12. More Than You Know    Brad Mehldau    12:08          
13. Countdown

Brad Mehldau Trio | live  | 2008 | CD 1 | 100 Mo + 80 Mo
Brad Mehldau Trio | live  | 2008 | CD 2 | 100 Mo + 78 Mo

lundi 23 novembre 2009

Aaron Parks - invisible cinema - 2009




«Invisible Cinema est déjà derrière moi», prévient Aaron Parks d'entrée de jeu.
«J'en avais écrit le matériel au fil des années précédant sa réalisation... Invisible Cinema illustre bien ce que j'ai fait au cours d'une certaine période de ma vie. J'aime encore la musique qui en ressort, j'aime d'autant plus le travail des musiciens qui y ont participé - Eric Harland, batterie, Matt Penman, contrebasse, Mike Moreno, guitares. Mais il ne s'agit pas du groupe avec lequel je travaillerai à Montréal. Les défis de mon nouvel ensemble sont pour moi différents, et c'est ce qui compte désormais.

«Je viens avec un groupe totalement différent: le contrebassiste Matt Brewer, à mon sens l'un des meilleurs de sa génération, et le batteur Ted Poor, un être humain très créatif à mon sens. Nous avons tous sensiblement le même âge, d'ailleurs: j'ai 25 ans, Matt a 26 ans, Ted a 27 ans».
On comprendra qu'Aaron Parks tient à connecter son jazz à l'époque dont il est issu. À témoigner pleinement de sa génération.
«J'adore Paul Bley et Danilo Perez, et tous les grands pianistes connus, mais je ne m'en tiens pas au jazz contemporain. J'écoute de la musique du Mali, de la musique électronique comme celle de Prefuse73. J'aime M.I.A., Radiohead, Sufjan Stevens, Broken Social Scene ou même les meilleurs groupes indies de Montréal. Mais oui, je suis vraiment impressionné par vos musiciens! J'essaie donc de rester au courant de la musique indie, en plus d'écouter jazz et musique classique.»
Aaron Parks affirme d'ailleurs que ces saveurs sont sciemment injectées dans sa musique.
«Lorsque j'écris de la musique, j'ai une idée précise du jeu de batterie, que j'estime le point de départ de mes compositions. Généralement, un compositeur de jazz ne donne pas d'indications au batteur, sauf le patron rythmique de la pièce. Je fais plus, car c'est la base de ma musique. En fait, je fonde ma composition sur des rythmes qui font bouger, qui se connectent avec le corps, qui mènent à la danse. À tout le moins à se remuer!»
Cela étant, Aaron Parks se défend bien d'user de quelque stratégie que ce soit lorsqu'il compose ou improvise.
«Si tu réfléchis à ce que les gens voudraient bien entendre ou encore à ce que tu pourrais bien leur faire entendre, ça ne fonctionne pas. La musique que j'aime ressurgit naturellement dans mon travail. Dans la même optique, je ne pense plus à la technique lorsque je joue. Le piano, je le vois comme une extension de ma voix.»
S'il en avait les moyens, Aaron Parks préférerait se produire en quartette. «La musique que j'ai en tête comporte plus que trois musiciens.» Mais bon, économie du jazz oblige, il lui faut d'abord faire ses preuves.
«Ce tout nouveau trio sera acoustique, présenté en toute simplicité. C'est un vrai défi pour moi de recréer ma musique dans un tel contexte. Ce que je veux d'abord accomplir avec ce nouveau groupe, c'est de faire progresser mon langage en trio, de manière à créer une grande complicité. Nous pourrons ensuite étendre notre travail à un ou plusieurs autres instruments.»
Originaire de Seattle, Aaron Parks s'est installé à New York à 16 ans. Seul? Non. Sa famille a suivi ce jeune ado qu'on estimait prodigieux, une étiquette qu'il s'est appliqué à décoller de sa personne.
«Ma famille m'a beaucoup soutenu, peut-être un peu trop. J'ai enregistré des disques dès l'âge de 15 ans... Dieu merci, peu d'amateurs les ont écoutés! Dieu merci, je ne suis pas devenu cet enfant prodige qui disparaît quelques années plus tard après sa lancée...»
Peu probable, en tout cas, que le jeune homme succombe au syndrome du jeune loup...[Alain Brunet - La presse]

Aaron Parks -Travelers 5:34
02. Peaceful Warrior 9:39
03. Nemesis 6:14
04. Riddle Me This 2:43
05. Into The Labyrinth 2:53
06. Karma 8:06
07. Roadside Distraction 2:44
08. Harvesting Dance 9:35
09. Praise 4:43
10. Afterglow 2:45

Aaron Parks | invisible cinema | 2009 | 76 Mo

vendredi 20 novembre 2009

Christian Scott - Live at Newport - 2008




Live At Newport est le premier album live du jeune trompettiste prodige nominé au Grammy Awards .
Enregistré lors du dernier JVC Jazz Festival de Newport le 9 août 2008, cet enregistrement propose 5 nouveaux titres et 3 morceaux issus de ses albums précédents Rewind et Anthems.

Christian Scott - died in Love
2     Litany Against Fear - Live at Newport        11:26   
3     Isadora - Live at Newport                          05:09   
4     Rumor - Live at Newport                           14:00   
5     Anthem - Live at Newport                          09:13   
6     The Crawler - Live at Newport                   06:50   
7     James Crow Jr., Esq. - Live at Newport      10:58   
8     Rewind That - Live at Newport                   09:05

Christian Scott | Live at Newport | 2008 | 100 Mo + 60 Mo

jeudi 19 novembre 2009

Vijay Iyer - Historicity - 2009



Avant de se consacrer à plein temps au jazz, l’Américain Vijay Iyer s’est frotté à d’autres réalités : né en 1971 dans une famille d’émigrés indiens, il a appris le piano (dès l’âge de 6 ans) tout en poursuivant de brillantes études de maths/physique. Parrainé par Steve Coleman, avec qui il a enregistré plusieurs albums dans la deuxième moitié des années 90, Vijay Iyer sort Historicity, douzième album en tant que leader, premier en trio, qui consacre la rencontre d’un individu avec le flux de l’histoire.

Ainsi, outre ses compositions personnelles, Iyer inclut dans l’album sa version du Big Brother de Stevie Wonder, une partition d’Andrew Hill, ou Galang, emblématique single de la Sri Lankaise M.I.A. Quant à sa visite de Somewhere (extrait du West Side Story de Leonard Bernstein), par-delà la destructuration du thème (et le conflit entre une section rythmique jazz et un clavier plus rêveur), on y relève un tableau parfaitement contemporain de ce que reste l’identité culturelle aux Etats-Unis. Le contrebassiste Stephan Crump et le batteur Marcus Gilmore participent de cette aventure des temps modernes. Les trois amis se fondent dans un ensemble rythmique qui leur permettra très bientôt de figurer aux côtés des plus grands. Pour Iyer, c’est déjà demain.[C. Larrede-les inrocks]


Vijay Iyer-Historicity - 07:48
Stephan Crump - basse
Marcus Gilmore - batterie
01. Historicity - 07:48 (Vijay Iyer)
02. Somewhere - 06:57 (Leonard Bernstein / Stephen Sondheim )
03. Galang (Trio Riot Version) - 02:39 (Arulpragasam / Orton / Frischmann / Mackey)
04. Helix - 04:00 (Vijay Iyer)
05. Smoke Stack - 08:07 (Andrew Hill)
06. Big Brother - 04:48 (Stevie Wonder)
07. Dogon A.D. - 09:18 (Julius Hemphill)
08. Mystic Brew - 04:55 (Ronnie Foster)
09. Trident: 2010 - 09:05 (Vijay Iyer)
10. Segment For Sentiment #2 - 04:03 (Vijay Iyer)

Vijay Iyer | Historicity| 2009 | 100 Mo + 28 Mo

mercredi 18 novembre 2009

Nils Petter Molvaer - Hamada - 2009



Dans son approche de la musique ambient et son goût pour le nu-jazz, le trompettiste norvégien mérite de se voir attribuer le titre de petit frère de Jon Hassell. Dans ses éruptions proches du jazz fusion des années 70, et dans l’utilisation raisonnée de la sourdine, on peut également lui attribuer une filiation avec Miles Davis. Mais Hamada (inspiré par un documentaire du National Geographic contant les pérégrinations d’un ermite dans le désert) dépasse les références dès les premières mesures, d’une stupéfiante beauté immobile. On savait Nils Petter Molvaer pionnier dans son pays de l’amalgame entre une écriture jazz d’une extrême fluidité et les entrechoquements de la musique électronique.

On connaissait son goût pour l’élégance racée d’un Chet Baker, rapportée à l’usage d’une électricité plus contemporaine. Mais on ne soupçonnait pas sa capacité à la progression dramatique, son savoir-faire dans l’économie des moyens. Le plus souvent simplement accompagné de deux fidèles comparses à la batterie et à la guitare, le quinquagénaire déroule le tapis volant de ses rêves, dans un hommage charnu à la planète Terre, qui n’exclut pas les turbulences. Des samples d’une exceptionnelle densité atmosphérique croisent des rythmes tenaces et de subtiles variations harmoniques. Entre le majestueux et l’escarpé, l’une des voies les plus pertinentes du jazz actuel. [C. Larrede-les Inrocks]

Nils Petter Molvaer - Sabkah
02.-Sabkah
03.-Icy Altitude
04.-Friction
05.-Monocline
06.-Soft Moon Shine
07.-Monocline Revisited
08.-Cruel Altitude
09.-Lahar
10.-Anticline

Nils Petter Molvaer | Hamada | 2009 | 100 Mo + 10 Mo

lundi 16 novembre 2009

John Zorn - O'o - 2009



Ils sont peu nombreux les musiciens dont l’expression dépasse le strict champ musical. Impossible par exemple, d’envisager la musique d’Archie Shepp sans entendre les fruits de sa colère, sans comprendre que derrière chaque son sommeille le cri d’un Noir. Impossible également d’entrer dans celle de Zorn sans avoir dissipé l’épais nuage, mystique et occulte, qui entoure le bonhomme. Ajoutez à cela une cadence de production infernale (jusqu’à 7 disques par an!), des projets-sagas qui se croisent et se décroisent, et on peut conclure que Zorn est  un artiste difficile à suivre… Suffisamment pour que je le prenne avec des pincettes. La faute, aussi, à un préjugé tenace qui veut qu’ouvrir la boite à musiques de Zorn, c’est adhérer à ses visions bibliques et kabbalistiques… Du coup je n’étais pas franchement ‘zorno-sensible’, jusqu’au jour ou Laurent Sapir débarqua dans mon bureau, tout azimuté Pour me faire écouter “Dreamers”, ou quand Zorn donne sa version bien à lui de l’Exotica, l’Easy-listening à la mode tropicale. L’Exotica est un genre complètement artificiel qui a été créé dans les années 50 par quelques musiciens-touristes comme Les Baxter, Martin Denny, Esquivel ou Yma Sumac… A chacun sa sauce! Ils relevaient les meilleurs ingrédients des musiques hawaïennes, océaniennes et caribéennes, puis les mélangeaient dans une grande marmite gorgée de soleil. L’Exotica, qui a fait rêver les américains jusque dans les années 60, est par la suite tombée en désuétude avant de connaitre un revival dans les années 90, porté par le courant lounge. Ainsi, vous pouvez aujourd’hui vous plonger honteusement (mais avec délice!) dans les compiles Ultra-Lounge, devenues des objets très prisés… Dans le genre, je vous recommande l’excellent premier volet de la série, baptisé Mondo Exotica.
Dans “Dreamers” paru l’an dernier, John Zorn s’attaquait donc à cette musique légère mais qui, bien arrangée et bien jouée, mérite amplement qu’on s’y attarde. Un véritable bonheur pour les oreilles en fait, grâce à un groupe créé par Zorn quelques temps plus tôt (”The Gift”, 2001), avec Marc Ribot à la guitare,  Trevor Dunn (basse), Joey Baron (batterie) et quelques autres. Une équipe qui récidive aujourd’hui avec “O’o”, album “écolo-tropical” dont le titre évoque une espèce d’oiseaux hawaïenne disparue dans les années 1930. Les plus ornithologues d’entre vous reconnaitrons au fil des plages les Po’o'ulis, les Hérons (’Little Bittern’) et les chouettes-rieuses (???) (’Laughing Owl’), sans oublier le plus ancien Archéoptéryx. “O’o”, c’est donc John Zorn en mode Ushuaia (ou le Peuple Migrateur si vous préférez), qui vous accompagne dans une chouette ballade, poétique et musicale, à mille lieues de ses préoccupations habituelles**… Et franchement, ça fait du bien! Si vous avez aimé “Dreamers”, vous serrez donc en terrain conquis avec “O’o” qui en est la suite logique, gagnant en densité ainsi qu’en cohésion de groupe. En tant que metteur-en-sons, John Zorn connait sa partition et ses exécutants par cœur, privilégie tantôt les claviers percussifs de Jamie Saft, tantôt la guitare de Marc Ribot, sur qui on peut compter pour jouer le Blues là ou on l’attend le moins. Et quand Zorn les convoque tous deux sur ‘Little Bittern’, il fait (ils font) des merveilles. Pour finir, notons l’artwork magnifique signé Heung-Heung ‘Chippy’ Chin, qui est une bonne raison de préférer “O’o” en version CD plutôt qu’en MP3 (baaah, vilain le MP3!). Illustratrice officielle de Tzadik, le label de John Zorn, Heung-Heung a conçu un sketchbook d’une quarantaine de pages, recensant autant d’espèces d’oiseaux  tous dessinés à la main… Voyage sonore autant que visuel, “O’o” s’apprécie au final de plusieurs manières: soit comme musique à écouter, toujours gratifiante, soit comme bande-son de nos moments les plus légers. Ce qui en fait toute sa richesse.[david Koperhant]

Marc Ribot — guitare
Jamie Saft — piano, orgue
Kenny Wollesen — vibraphone
Trevor Dunn — basse
Joey Baron —  batterie
Cyro Baptista — percussions

John Zorn - Miller's crake (4:18)
2. Akialoa (4:46)
3. Po'o'uli (5:41)
4. Little Bittern (6:29)
5. Mysterious Starling (4:32)
6. Laughing Owl (4:44)
7. Archaeopteryx (5:06)
8. Solitaire (2:10)
9. Piopio (5:11)
10. Zapata Rail (2:52)
11. Kakawahie (4:14)
12. Magdalena (5:07)

John Zorn | O'o | 2009 | 81 Mo

dimanche 15 novembre 2009

Dave Douglas -Spirit moves - 2009


Dave Douglas a joué avec tout le monde, d’Horace Silver à John Zorn. Et si l’Américain est devenu l’un des plus brillants et originaux trompettistes de sa génération, c’est bien dans sa faculté – et son plaisir – à mélanger tous les genres (big-band et musique savante européenne, musique klezmer et partitions pour le cinéma), en une sublime et rigolote harmonie. Spirit Moves rassemble un brass-band (ensemble de cuivres) formé de l’ancien acolyte de Sun Ra, Vincent Chancey, au cor, du tubiste Marcus Rojas, qu’on a pu entendre aux côtés de Sly & Robbie, du tromboniste Luis Bonilla, spécialiste du grand écart entre Tony Bennett et Mary J. Blige, et de Nashee Waits, préposé aux tambours. Au chapitre des reprises, on retrouve Rufus Wainwright, Hank Williams et Otis Redding, dans une magnifique rencontre entre Memphis et La Nouvelle- Orléans.

A celui des hommages, Lester Bowie, disparu en 1999, trompettiste illuminé de l’Art Ensemble of Chicago, qui a réinventé en son temps le brass-band, et Enrico Rava, le plus américain des trompettistes italiens. La prolixité du projet s’envole comme un contre-ut dans l’azur. Douglas et ses compagnons réussissent la synthèse entre des aventures musicales avant-gardistes (parfois fortement électrifiées) et une profonde dévotion (pas bigote) pour la tradition. D’un emprunt revendiqué au caractère percussif des musiques latines à un salut fraternel à Nino Rota (The View from Blue Mountain, ou le lever du soleil sur la Rome de Fellini), ce quintet échange ses talents respectifs comme des gamins leurs billes : dans l’exubérance de la joie de vivre.
[C.Larrede - les inrocks]

Dave Douglas - this love affair
02.- Orujo
03.- The View From Blue Mountain
04.- Twilight of the Dogs
05.- Bowie
06.- Rava
07.- Fats
08.- The Brass Ring
09.- Mister Pitiful
10.- Great Awakening
11.- I'm So Lonesome I Could Cry

Dave Douglas |Spirit moves | 2009 | 100 Mo + 22 Mo

samedi 14 novembre 2009

Norah Jones - the fall - 2009



Cela avait été un choc. D’entendre cette contrebasse feutrée, cette batterie lascive jouée aux balais et surtout cette voix. Celle d’une diva jazz sortie d’une époque qu’on croyait désespérément révolue. Norah Jones secouait déjà les ondes radiophoniques avec son premier album Come Away With Me. C’était en 2002. « C’était il y a seulement sept ou huit ans, mais j’ai l’impression que c’était il y a un siècle  », commente Norah Jones.
Ses deux albums suivants avaient décliné la formule magique avec autant de succès. Plus de 36 millions de disques vendus dans le monde au total. Comment survivre artistiquement à ça ? En prenant le risque d’évoluer. Norah Jones a soufflé trente bougies cette année. Elle a coupé ses cheveux. Et ça s’entend.
« Pour cet album je n’avais qu’une sonorité en tête, explique-t-elle. Je voulais qu’il groove davantage, que le son soit différent. » C’est réussi. Le single Chasing Pirates en est la parfaite illustration. Ça groove, incontestablement. C’est électrique. Et toujours terriblement sensuel.
« Je suis plus âgée désormais et ça se ressent dans mon écriture. Avant je m’inquiétais toujours lorsqu’il s’agissait d’écrire des chansons car j’étais novice dans ce métier. À présent, je n’ai pas peur d’essayer des choses nouvelles. J’ai assez confiance en moi pour les laisser jaillir afin de pouvoir les entendre. » Avec même une certaine audace comme sur It’s Gonna Be et sa rythmique primitive qui lorgne du côté des White Stripes.
Il se trouvera bien quelques puristes pour assurer que la jolie fille du cultissime Ravi Shankar a vendu son âme au diable pour charmer les sirènes de l’air du temps. Et les récompenses aux Grammy Award déjà promises à The Fall les conforteront sans doute dans leurs convictions étriquées.
Tant pis pour eux. Car Norah Jones prouve que sa voix sans égale se nourrit d’une oreille experte et d’une culture musicale certaine. Quand elle décide de changer de son, l’interprète compositrice fait appel à Jacquire King orfèvre notamment du savoureux Mule Variations de Tom Waits. «  Je ne sonnerai jamais comme Tom Waits, mais il y a des éléments de ce disque que je voulais pour le mien, notamment cet équilibre entre la beauté et un côté brut de décoffrage, ainsi que ce son si naturel. » Les très épurés Tell yer Mama et Man of the Hour, en fin d’album, sont des concentrés de cette recette. Ainsi que l’impeccable balade country December que Norah Jones chante comme si l’ange d’Elvis Presley reposait sur son épaule. Une beauté intemporelle. Faite pour durer.[david Monnery - la voix du nord]

Norah Jones - Chasing pirates
02. Even Though
03. Light As a Feather
04. Young Blood
05. I Wouldn't Need You
06. Waiting
07. It's Gonna Be
08. You've Ruined Me
09. Back to Manhattan
10. Stuck
11. December
12. Tell Yer Mama
13. Man of the Hour

Norah Jones | the fall | 2009 | 79 Mo

vendredi 13 novembre 2009

Pink Martini - Splendor in the grass - 2009




Moderne, classique, sophistiqué et multilingue, Pink Martini est le groupe qui devrait permettre d’espérer en l’existence d’Américains suffisamment intelligents, imaginatifs et passionnés pour envisager le monde au-delà de leurs frontières avec intérêt, engagement et optimisme. “Pink Martini s’inspire des comédies musicales romantiques d’Hollywood des années 40 et 50… mais avec une perspective plus globale. Nous écrivons beaucoup de chansons, mais nous avons aussi beaucoup de plaisir à reprendre certains titres comme “Andalucia” d’Ernesto Lecuona ou encore “Amado mio” extrait de la bande-son du film Gilda avec Rita Hayworth. Nous sommes en quelque sorte des « archéologues », toujours à la recherche de pépites cachées dans les enregistrements et musiques de films du passé.” Le quatrième album studio de Pink Martini – Splendor In The Grass – résume bien l’histoire du groupe et son esprit d’ouverture. Enregistré dans la ville de Portland (Oregon), cet opus réunit 9 chansons originales et 4 reprises (panachant chansons en anglais, en napolitain, en italien, en français et en espagnol) et a été produit par le leader et pianiste du groupe, Thomas Lauderdale, et son collaborateur de longue date, Alex Marashian – ancien camarade de fac de Thomas et de la chanteuse China Forbes.

Pink Martini - Ninna Nanna
2. Ohayoo Ohio
3. Splendor in the Grass
4. Ou est ma tete?
5. And Then You're Gone
6. But Now I'm Back
7. Sunday Table
8. Over the Valley
9. Tuca Tuca
10. Bitty Boppy Betty
11. Sing
12. Piensa en mi
13. New Amsterdam
14. Ninna Nanna reprise

Pink Martini | Splendor in the grass | 2009 | 78 Mo

mercredi 11 novembre 2009

Stefano Bollani -stone in the water - 2009 -





Après un premier enregistrement pour ECM en solo en 2005 et plusieurs disques avec Enrico Rava, notamment le très beau “New York Days“ publié cette année sous le nom du trompettiste, Stefano Bollani sort un premier disque en trio pour la firme munichoise avec une section rythmique pour le moins inattendue : deux jeunes musiciens danois avec lesquels le pianiste italien a tourné au Danemark et en Scandinavie en 2002, année où il les a rencontrés. Le contrebassiste Jesper Bodilsen et le batteur Morten Lund ont à peu près son âge. Ils ont écouté les mêmes disques et partagent les mêmes options esthétiques, d’où la grande cohésion de leur trio. “Stone in the Water“ s’ouvre sur une délicieuse mélodie de Caetano Veloso. Les trois hommes prennent tout leur temps pour la faire scintiller. Ici point de musique énergique et sauvage. Tout est calme, volupté, silence entre les notes. Stefano et ses complices laissent respirer la phrase musicale, la développent et la transcendent en complète interaction. Jesper Bodilsen signe les deux thèmes suivants. Le premier, Orvieto, contient de bien belles notes. Un piano chante avec feeling et improvise avec brio. Une contrebasse ronde et mélodique l’écoute et lui répond. Une batterie marque discrètement le tempo. Edith n’est pas plus rapide. Le piano se greffe sur l’ostinato que joue la contrebasse. La main gauche se fait pesante et grave puis s’efface pour faire parler la basse. Stefano Bollani organise ses chorus avec un grand sens de la forme dans une perspective constamment mélodique. Ses doigts dansent et font rêver. Son touché délicat se fait miel dans Brigas nunca mais, un thème d’Antonio Carlos Jobim entièrement repensé. Ses propres compositions possèdent un léger parfum latin : Il cervello del pavone résonne de notes tintinnabulantes ; Un sasso nello stagno, une mélodie superbe, presque fragile dans sa simplicité, frappe l’oreille. Le pianiste use à bon escient de sa virtuosité, joue Francis Poulenc (Improvisation 13 en la mineur) avec intelligence, respect et gravité. Ses voicings assemblent les plus belles notes possibles. Un grand musicien assurément.[Pierre de chocqueuse]


1.Stefano Bollani -Dom de Iludir 5:53
2. Orvieto    7:57          
3. Edith    7:26          
 4. Brigas Nunca Mais    6:24      
5. Il Cervello Del Pavone    7:04          
6. Un Sasso Nello Stagno    5:49      
7. Improvisation 13 En La Mineur    6:14      
8. Asuda    8:12          
9. Joker In The Village

Stefano Bollani | stone in the water | 2009 | 100 Mo + 46 Mo

Tomasz Stanko - Dark eyes - 2009




Le trompettiste polonais Tomasz Stanko se plait à jouer les découvreurs de talents. Pendant une douzaine d’années, il a travaillé avec un quartet de jeunes musiciens polonais qui ont pu grâce à lui se faire une place sur la scène internationale et prendre leur envol.
Aujourd’hui, Tomasz Stanko publie un nouvel album « Dark Eyes » avec un quintet de jeunes musiciens venus d’Europe du Nord : deux Finlandais parmi lesquels le pianiste Alexis Tuomarila et deux Danois.
Si certaines pièces de ce disque sont nettement d’inspiration nordique, d’autres évoquent New York où le trompettiste a fréquemment séjourné ces derniers temps.
Qu’il soit entouré de son quartet polonais ou de ce quintet nordique, Tomasz Stanko garde ce son intense et cette puissance lyrique qui font de lui un des trompettistes européens les plus passionnants.


Tomasz Stanko trompette
Alexi Tuomarila piano
Jakob Bro guitare
Anders Christensen basse
Olavi Louhivuori percussions

Tomasz Stanko - So nice
2.Terminal 7
3.The Dark Eyes Of Martha Hirsch
4.Grand Central
5.Amsterdam Avenue
6.Samba Nova
7.Dirge For Europe
8.May Sun
9.Last Song
10.Etiuda Baletowa No. 3

Tomasz Stanko | Dark eyes | 2009 | 100 Mo + 35 Mo

mardi 10 novembre 2009

Sylvain Provost|désirs démodés|2009


Le guitariste Sylvain Provost, bien connu pour sa virtuosité et sa grande musicalité, est une figure de proue de la scène de jazz québécoise. Natif des Laurentides, il fait sa première apparition à vingt ans au Festival de Jazz de Montréal, se produisant au Spectrum ( à l'époque: "Le Club Montréal") avec son groupe ‘‘Le Saint-Jovite Quartet’’. Dès 1983, il remporte avec le groupe "Quartz" le prix "YAMAHA" du Festival de Jazz de Montréal. En trio Sylvain a enregistré plusieurs émissions pour Radio-Canada et Radio-Québec. Aux côtés de son comparse de toujours, le bassiste Norman Lachapelle, il a produit plusieurs enregistrements qui remportèrent nombre de prix et de nominations aux Prix Opus et à l’ADISQ. Grâce à sa polyvalence Sylvain Provost compte depuis plus de 25 ans, un nombre incalculable de collaborations en spectacle et sur disque avec des artistes comme Gerry Boulet, Oliver Jones, Yannick Rieu, Jean-Pierre Zanella, Jean Vanasse, Coco Zhao, Terez Montcalm, Karen Young, Sylvain Lelièvre, François Marcaurelle, La La La Human Steps avec qui il a fait le tour du monde, et autres artistes de la scène québécoise et française. Avec son nouveau trio "acoustique" composé de ses amis Guy Boisvert à la basse et d'Alain Boyer à la batterie, il offre sur Désirs Démodés un album entièrement rempli de ses nouvelles inspirations!

Sylvain Provost - Moody Funk (5:15)
02. Sylvain Provost - Desirs demodes (4:24)
03. Sylvain Provost - Poeme latent (5:40)
04. Sylvain Provost - Femme murmure (6:28)
05. Sylvain Provost - Frere jazz (6:29)
06. Sylvain Provost - Half-Breed Blues (4:49)
07. Sylvain Provost - Central Park West (6:44)
08. Sylvain Provost - Fevrier (2:36)
09. Sylvain Provost - Egerie (6:52)
10. Sylvain Provost - Summertime (4:59)

Sylvain Provost|désirs démodés|2009|80 Mo

lundi 9 novembre 2009

Gotan Project-live -2008

Chose promise, chose due...
On pouvait s'y attendre : après deux albums studio (La Revancha del Tango, Lunatico) et une tournée internationale ayant connue un grand succès, le trio phare du label Ya Basta! sort un album live. Il y avait bien eu un dvd de la tournée La Revancha del Tango, mais pas de disque live à mettre dans sa platine. C'est maintenant possible. Gotan Project live est un double album. Le premier disque illustre la tournée du premier album, le second celle de Lunatico.

Vous retrouverez ainsi chez vous une part de l'ambiance chaleureuse des concerts du groupe. Les titres majeurs des albums sont bien présents et toujours aussi séduisants. Cependant, pour la plupart, les versions lives ne différent qu'assez peu des versions studios. Dommage. On aurait souhaité un peu de surprise.
Il faut tout de même noter la présence de versions orchestrales des morceaux " Santa Maria " et " Diferente " plutôt sympathiques.
Pour les fans absolus, il existe une version "collector" de cette sortie. Il s'agit d'un coffret rassemblant le double cd live ainsi qu'un livre de photos "carnet de viajes" (152 pages), un DVD des vidéoscènes "Visiones", un vinyle 45 T et un poster puzzle.[Thibaud]

CD1
1. Live Intro
Gotan Project live - Queremos paz
3. Vuelvo Al Sur
4. El Capitalismo Foraneo
5. La Del Ruso
6. Santa Maria (Del Buen Ayre)
7. Nocturna
8. Triptico
9. Chunga'S Revenge
10. Last Tango In Paris
11. Sola
12. Santa Maria (Version Orquestral)

CD2 :
1. Diferente
2. La Viguela
3. Amor Porteno
4. Epoca
5. Notas
6. Lunatico
7. Che Bandoneon (Interlude)
8. Una Musica Brutal
9. Santa Maria (Del Buen Ayre)
10. Arrabal
11. El Norte
>12. Criminal
13. Triptico
14. Diferente (Version Orquestral)
Gotan Project|live|2008|cd 1| 94 Mo
Gotan Project|live|2008|cd 2| 100 Mo + 4 Mo

dimanche 8 novembre 2009

Ron Haynes - Journeyman (2009)-320 kbps


Né à Chicago, Ron Haynes jouait déjà très jeune avec des musiciens de blues tel que tyrone Davis, Otis Clay et Artie "Blues Boy" White.
Ron est recruté rapidement par Liquid Soul et participe aux 4 albums du groupe, dont "Here's the Deal», qui sera nominé aux Grammy Awards en 2001 pour le meilleur album de jazz comtemporain.
En Octobre 1997, Ron sort son premier album solo, «Cool Work», principalement constitué de compositions originales et arrangements écrits par lui et son ami de longue date Spright E. Simpson III. Son deuxième CD en tant que leader, "Can You Hear Me?", sort en 2003.
Je passe les participations a divers projets, dont sa participation avec Lenny Kravitz.

Ron Haynes - conversations 3:54
02. Jam Out 03:18
03. Dont Hate Me 03:14
04. Entrada 03:19
05. Full Moon 03:57
06. Walking 03:57
07. Steppers Groove 04:37
08. So Sexy 02:48
09. Klubanger 06:14
10. Having A Party03:10
11. Mean Machine 03:57
12. Gospel Truth 04:30

Ron Haynes | Journeyman |2009|320 kbps|69 Mo

Mike Stern-Big Neighborhood 2009



Guitariste de Blood, Sweat & Tears et surtout de Miles Davis dans les années quatre-vingt, Mike Stern reste encore aujourd'hui une des figures dominantes de la guitare électrique moderne trempée dans le jazz, le blues et le rock.




Six sessions de studio différentes pour son très chaud dernier album, et une noria d'invités majeurs : Randy Brecker pour le jazzy Hope You Don't Mind , le guitariste Steve Vai pour le titre éponyme rappelant Jimi Hendrix, Richard Bona pour l'ambiance africaine de Reach, Medeski, Martin & Wood pour deux titres funky, mais aussi Cindy Blackman, Jim Beard, Dave Weckl et la dernière coqueluche du jazz Esperanza Spalding ... Un album aux multiples couleurs - Mike Stern y passe des envolées stridentes au toucher résolument jazz - et à l'énergie flamboyante à laquelle il est difficile de résister. Sans doute un de ses meilleurs albums.


Mike Stern - Big Neighborhood 7:40
02. 6th Street 7:49
03. Reach 5:30
04. Song For Pepper 5:43
05. Coupe De Ville 4:36
06. Bird Blue 5:44
07. Moroccan Roll 7:06
08. Long Time Gone 7:52
09. Check One 7:39
10. That's All It Is 4:52
11. Hope You Don't Mind 5:18

Mike Stern|Big Neighborhood 2009|100 Mo + 7 Mo

samedi 7 novembre 2009

Medeski Martin & Wood|Radiolarians III


Le troisième volume des Radiolarians de MMW a été enregistré en décembre de l’année dernière, en studio à New York avec le grand sorcier du moment, David Kent aux manettes qui réalise comme à l’accoutumée un gros boulot au mix. Ce trio qui semble vouer le groove à un culte suprême (on se souvient de leur formidable album réalisé avec Scofield – « Out Louder ») a rôdé son répertoire lors de ses inusables tournées où la musique est prétexte à faire tourner des riffs à danser. Depuis sa création il y a moins de 20 ans, ce trio enchaîne les albums de l’autre côté de l’Atlantique avec toujours autant de verve que d’allant. Trois trublions qui ne s’endorment pas sur leurs lauriers et font parler la poudre en allant chercher du côté de la soul, du funk, des tourneries africaines ou latino ensorcelantes (Jean’ scene) jusqu’à des atmosphères que ne renierait pas John Zorn (avec qui ils ont d’ailleurs travaillé à l’occasion du Book Of Angels vol.11). Mais dans cette ouverture à tous les courants, MMW intègrent aussi une pop façon Radiohead avec une aisance toujours jubilatoire. Ces trois-là n’entendent pas pour autant se limiter à faire groover des thèmes un peu faciles, mais se complètent dans l’art de jouer avec les sonorités, triturant chacun à leurs manières leurs instruments pour leur faire rendre gorge. Magnifique travail sur le son de ces jeunes musiciens qui ne renient en rien l’héritage qu’ils doivent à Jimmy Smith. A ce jeu-là on notera les inspirations de Medeski qui redonne à l’orgue ses lettres de noblesse d’une musique post-soul ou encore un Chris Wood qui extirpe de ses basses des univers aussi prolixes que variés. Et c’est bien là l’intérêt de cet album que d’entendre un groupe en totale empathie qui manie le groove comme d’autres parlent leur langue maternelle. On pourrait y trouver en eux les continuateurs de E.S.T si ce trio s’arrêtait un peu plus sur la construction de leurs compositions assurément bâties pour tourner sur scène et plaire à un public tout acquis à la cause de cette musique sans grande finesse mais remarquablement efficace. Puissent des programmateurs avoir l’excellente idée de les faire venir en France. Histoire de jubiler un bon coup ! [Jean-Marc Gelin]

Medeski martin & wood - chantes des femmes [07:50]
02. satan your kingdom must come down [04:27]
03. kota [09:13]
04. undone [05:41]
05. wonton [06:03]
06. walk back [06:30]
07. jeans scene [08:42]
08. broken mirror [05:29]
09. gwyra mi [05:32]

Medeski Martin & Wood|Radiolarians III|2009|77 Mo

vendredi 6 novembre 2009

The Manhattan Transfer|the Chick Correa Songbook - 2009


Retour en arrière de quelques années et on retrouve la qualité de Vocalese ou de Brazil, une fraîcheur sans égale dans des productions pourtant difficiles de Chick Corea, le Manhattan Transfer réveille nos oreilles et redonne envie de réécouter tous les albums précédents... Quelle maîtrise! Bravo![Frederic]

The Manhattan Transfer-Free Samba/Spain (I Can Recall)
2. Prelude
3. Spain (I Can Recall)
4. One Step Closer (The One Step)
5. Children's Song #15
6. 500 Miles High
7. Another Roadside Attraction (Space Circus)
8. Time's Lie
9. Chanson du Bébé (Children's Song #1)
10. Ragtime in Pixiland (Pixiland Rag)
11. Story of Anna & Armando (Armando's Rhumba)
12. Free Samba [Extended Version]

The Manhattan Transfer|the Chick Correa Songbook|84 Mo

jeudi 5 novembre 2009

Ludovic Beier|django Brasil|2009



Voici venir une nouvelle initiative autour de Django : "Brasiliser" ses thèmes. Fini la pompe droite, en avant les rythmiques syncopées, chaloupées et les percussions du Brésil. Ce ne sont plus les pieds qui s’agitent mais les hanches ! Copacabana, le Corcovado s’invitent dans les verdines ! Fini les chaussures deux tons chers à Moreno, vive les tongs ! Toujours méfiant de ce type d’initiative, c’est avec une oreille attentive et inquiète que je lance la lecture de cette galette. Car à trop vouloir préparer des plats à la sauce Django, on risque parfois l’indigestion. Mais tout le CD va se jouer sur deux points : le travail d’arrangement et le choix du casting. Et là, il n’y a pas de fautes. Mené par l’accordéoniste Ludovic Beier - qui n’a plus rien à prouver en matière de swing - la section rythmique va s’appuyer sur des valeurs sures de l’accompagnement brésilien : Thierry Moncheny à la guitare et Matthieu Guillemant aux percussions. Pour les soli, c’est Samson Schmitt qui se charge de donner des accents brésiliens à la guitare manouche. Et il le fait parfaitement. Jeu limpide, accents légers, swing adapté à la rythmique rebondissante brésilienne, jeu "out" bien amené. Encore une fois il nous prouve toute l’étendue de son talent. Parfait en contre point de l’accordéon maitrisé de Ludovic Beier. Même si l’interprétation des thèmes de Django ne se prête pas de manière égale à l’adaptation brésilienne, ce CD prouve encore une fois que les compositions de Django passent largement l’univers parfois fermé du jazz manouche. Un peu de douceur sucrée dans cette musique jouée souvent trop vite ne fait de mal. Certains titres y trouvent une nouvelle vitalité. C’est le cas notamment de « Rythme Futur » ou de "Manoir de mes rêves" qui se mettent à "chalouper". [cristof-djangostation]

Ludovic Beier-Nuages. (Django Reinhardt) 4’25
2. Nuits de Saint Germain des Près (Django Reinhardt) 4’14
3. Montagne Sainte Geneviève (Django Reinhardt) 3’00
4. Anouman (Django Reinhardt) 3’27
5. Daphné (Django Reinhardt) 4’58
6. Minor Swing (Django Reinhardt) 3’53
7. Manoir de mes rêves (Django Reinhardt) 4’11
8. Dinette (Django Reinhardt) 3’54
9. Impromptu (Django Reinhardt) 3’22
10. Little Dreams 3’39
11. Rythme Futur (Django Reinhardt) 2’59
12. Vamp 4’02
13. Django’s Tiger (Django Reinhardt) 4’26
14. Brasil 1’22

Ludovic Beier|django Brasil|2009|72 Mo

Gotan Project|carnet de Viajes|2009


Vous trouverez ici les titres présents sur le DVD inclus dans le coffret "Gotan Project Live" composé d'un double cd live (versions inédites et exclusives des tournées La Revancha del Tango & Lunático tours)
• un livre de photos "carnet de viajes" ( 152 pages )
• un DVD des vidéoscènes "Visiones"
• un vinyle 45 T exclusif
• un poster puzzle exclusif

Je mettrais en ligne le Live dés que possible, mais cette "BO" (en quelque sorte) n'est pas dénuée de charme: je vous laisse juge. Astra

Gotan Project- El capitalismo foráneo / Vuelvo al sur (medley)
02 Tríptico
03 Una música brutal
04 Santa María (del Buen Ayre)
05 Época
06 Diferente
07 Lunático
08 Amor Porteño
09 Celos
10 La vigüela

Gotan Project|carnet de Viajes|44 Mo

mercredi 4 novembre 2009

Eric Le Lann Quintet|2009|vbr


En 1989, Eric Le Lann publiait "New York", son premier album enregistré aux Etats-Unis…Un disque de jazz mâtiné de rock. 20 ans plus tard, le trompettiste fait son retour à Manhattan pour un deuxième disque américain… Cette fois, place à l’acoustique pour un projet post bop avec Al Foster à la batterie, David Kikosky au piano et Douglas Weiss à la contrebasse.

Ces deux albums américains sont à l’image de la carrière d’Eric Le Lann… faite d’aller retour entre l’électrique et l’acoustique… Respecté et admiré par ses pairs, il fait partie de ces musiciens qui ne sont jamais là où on les attend…Ce nouvel album fait la part belle aux compositions du trompettiste…seuls deux standards auxquels il donne de nouvelles couleurs s’y sont glissés…

Eric Le Lann fait ici une nouvelle fois la preuve qu’il est un grand jazzman…comme ceux très rares, qui jouent chaque soir leur vie sur scène.



[anne Chépeau - France Info]

Eric Lelann-01 Yesterdays
2. Ayam
3. C'est la nuit Lola
4. Le bleu d'hortense
5. You don't know what love is
6. Today I fell in love
7. Hervé in black and blue
8. Ayam

Eric Le Lann Quintet|2009|73 Mo


mardi 3 novembre 2009

Davy Mooney & John Pizzarelli|last train home|2009

Davy Mooney (chant et guitare)
John Pizzarelli (guitare).

En septembre 2005, John Pizzarelli était l'un des juges de la Compétition International de guitare du jazz et Davy Mooney l'un des candidats. Sur cet album, vous trouverez une série d'œuvres de Pat Metheny, Duke Ellington, Michel Legrand et Don Grolnick interprétés avec talent et brio.

David Mooney & John Pizzarelli -Last train home
2-I'm getting sentimental
3- Over You (Washington, Bassman)
4- Pools (Pat Metheny)
5-If I Could (Pat Metheny)
6-Azalea (Duke Ellington)
7-Ask Me Now (T.Monk)
8-Angela's sad song (David Mooney)
9-Reckless Blues (David Mooney)
10-Spring ain't here (Pat Metheny)
11-You must believe in spring (Michel Legrand)
12-Angela (Antonio Carlos Jobim)
13-Alone Together (Schwartz-Dietz)
14- I Didn't know what time it was (Rodgers/Hart)
15-Do you know what It means to miss New Orleans (Delange/Alter).

Davy Mooney & John Pizzarelli|last train home|2009|100 Mo + 15 Mo

dimanche 1 novembre 2009

Dan Siegel - Sphere - 320 kbps


19eme album de ce pianiste hors paire, Sphère nous emmène vers des mélodies enjouées et entrainantes.La qualité du jeu n'a d'égale que celle de la composition, cet album sans défaut ravira, je l'espère, vos oreilles comme il ravi les miennes.
Astra

Dan Siegel (piano, Fender Rhodes piano, organ)
Allen Hinds (guitar)
Brian Bromberg (acoustic bass)
Joel Taylor (drums)
Lenny Castro (percussion)


Dan Siegel- What Goes Around

02. Good Fortune - (with Alex Al)
03. Sphere - (with Bob Sheppard)
04. Gypsy - (with Charlie Bisharat)
05. Then And Now
06. Sometime Tomorrow
07. No Regrets - (with Tom Scott/Alex Al/Darrell Crooks)
08. Conundrum
09. If Not Now
10. Wishful Thinking - (with Gary Meek)

Dan Siegel|sphere|2009|100 Mo + 8 Mo

Allen Tousaint - the bright Mississipi-vbr



Comme si elle avait voulu déraciner la musique de La Nouvelle-Orléans, Katrina, « la salope russe », parmi toutes les maisons qu'elle a détruites, n'a pas raté celles d'Allen Toussaint et de Fats Domino pour faire fuir deux de ses stars. Peine perdue : The Bright Mississippi débute avec Egyptian Fantasy (de Sidney Bechet) par une introduction dans le pur style New Orleans, avec trompette et clarinette, on se croirait au Preservation Hall si le piano n'avait en solo cet accent rhythm'n'blues louisianais qui est la marque d'Allen Toussaint, disciple magnifique de Prof Longhair. Le disque entier non seulement vous met les larmes aux yeux mais vous coule la beauté du blues dans les veines pour vous faire taper du pied.

Il faut dire que Toussaint s'y entoure de musiciens exceptionnels : Nicholas Peyton, trompettiste souverain à la chaude sonorité, Don Byron, très inflammable à la clarinette (sur Just a closer walk with thee), Marc Ribot, guitariste de tous les coups authentiques. David Piltch à la contrebasse et Jay Bellerose à la batterie assurent le soubassement rythmique paresseux sans lequel il n'y a pas de vrai new orleans (écoutez West End Blues !).

Et puis deux invités qui apportent toute leur générosité : Brad Mehldau sur Winin' Boy Blues (de Jelly Roll Morton), pianissime, et Joshua Redman, ténorissime, sur Day Dream (d'Ellington et Strayhorn). Toussaint a choisi de donner d'autres compositions que les siennes, y compris deux traditionnels, St. James Infirmary, sur un rythme qui se rapproche du reggae, et un gospel délicieusement churchy. Il y ajoute un Thelonious Monk, le morceau titre de l'album, un Singin' the blues en souvenir de Bix Beiderbecke, et un Blue Drag composé par Django Reinhardt et magnifié par Ribot, ce qui achève de nous emballer. New Orleans est toujours vivante.[Michel Contat.Telerama n° 3101 - 20 juin 2009]

Allen Toussaint-Egyptian Fantasy (Sidney Bechet / John Reid )4:41
2 Dear Old Southland (Raymond Bloch ) 6:19
3 St. James Infirmary (Traditional) 3:52
4 Singin’ the Blues (Con Conrad / J. Russel Robinson) 5:40
5 Winin’ Boy Blues (“Jelly Roll” Morton) 6:42
6 West End Blues (Joe Oliver / Clarence Williams) 3:52
7 Blue Drag (Django Reinhardt) 4:22
8 Just a Closer Walk with Thee (Traditional) 5:11
9 Bright Mississippi (Thelonious Monk ) 5:08
10 Day Dream (Duke Ellington / Billy Strayhorn) 5:27
11 Long, Long Journey (Leonard Feather) 4:51
12 Solitude (Duke Ellington, Irving Mills, Eddie DeLange ) 5:31

Allen Toussaint|the bright Mississipi|2009|86 Mo

samedi 31 octobre 2009

y'a que les imbeciles ....

... qui ne changent pas d'avis.
Jazz à GoGo revient pour adoucir vos soirées automnales, peut être hivernales, nous verrons bien.
bientôt de nouveaux albums à découvrir.Astra