Comment fonctionne RAPIDSHARE ?

NB:

Attention, si vous m'écrivez (via les commentaires) je ne peux répondre que si vous avez une adresse mail identifiée, pas si vous restez anonyme.

dimanche 5 avril 2009

That's all Folks !



Voilà. Tout est dans le titre: c'est FINI.
Ce blog aura 2 ans dans quelques jours je l'ai aimé, j'ai eu du plaisir à partager avec vous, mais l'envie n'est plus là, le plaisir c'est amenuisé, et égoïstement, c'est ce qui me motivait.
Mais je ne suis ni triste ni amer, ce blog à été une excellente expérience pour moi, j'ai, tout comme vous, découvert des tas d'artistes et d'albums que je n'aurais jamais écouté sans cette envie de vous faire découvrir de belles choses, je vous en remercie donc.

Les liens restent actifs, je ne supprime rien, je laisse JAZZ A GOGO mourir de sa belle mort.

Allez, SALUT LES JAZZEUX !!!

So, all is done : this is the end !
This blog will have two years in a couple of days, I like it, I've pleasure to share it with you
but this pleasure is no longer here, and selfishly, it was my motivation.
But I'm not sad, this blog was a great experience for me, and thanks to it. me and you, discover a lot of new artists and albums that I'll never listen without this will to share them with you and so I thank you

Links are still on, I won't delete anything


I let Jazz a gogo die by itself

so : " SALUT LES JAZZEUX !"


Rigmor Gustafsson|alone with you|320 kbps


Rigmor Gustafsson - In My World
02.Voodo Skills
03.Still
04.Special Effects
05.Joy To Me
06.You Don't Have To Worry
07.Will Our Love Be There
08.Nothing's Better Than Love
09.Medan Du Vantar
10.Don't Do It In Here
11.It's All There
12.On Higher Ground
13.Alone With You

Rigmor Gustafsson|alone with you|320 kbps|100 Mo + 35 Mo

The rippingtons|modern Art|2009|192 kbps


the rippingtons - Modern Art
2. Paris Groove
3. Black Book
4. Pastels On Canvas
5. One Step Closer
6. I Still Believe
7. Body Art
8. Age Of Reason
9. Sweet Lullaby
10. Jet Set
11. Love Story

The rippingtons|modern Art|2009|192 kbps|69 Mo

samedi 28 mars 2009

Philippe Saisse|at world's edge|2009|vbr


1. From Nowhere Here To Now Here (Intro) 1:16
2. From Nowhere Here To Now Here 4:11
3. The Rover 3:59
4. Billy's Blues 4:21
5. At World's Edge (Instrumental) 4:12
6. Monday Afternoon 5:31
7. Assante Sana 3:45
8. Roppongi Blues 6:29
9. Through Tainted Glass 3:41
10. Topanga Moon Dance 6:25
11. Junto 2:40
12. At World's Edge (Vocal) 4:12

Philippe Saisse|at world's edge|2009|vbr|74 Mo

Janis Joplin|in concert|1972|320 kbps

Inégal dans son ensemble, "In Concert contient" pourtant des moments sublimes. Ce disque est une sélection d'enregistrements de concerts avec Big Brother & The Holding Company et Full Tilt Boogie. "All Is Loneliness", avec Big Brother, était un morceau qui laissait à Janis Joplin toute latitude pour improviser. Et toutes les interprétations de ce titre, qui exprime une grande tristesse, sont différentes. La version présentée ici a été enregistrée lors d'un concert avec Big Brother en 1970, et Joplin y est tout simplement renversante ("There ain't no TV, no radio, no nothin', man"). Ce disque contient également le blues impromptu "Ego Rock", sur lequel Nick Gravenites et Janis Joplin se renvoient des lignes de blues dans un dialogue à la fois tendre et compétitif. Lors de ces concerts en plein air avec Full Tilt, Joplin montait sur scène avec un fort taux d'alcool dans le sang... La tequila coulait à flots dans le train qui sillonnait le Canada en juillet 70. C'était quatre mois avant la mort de la chanteuse, et sa performance de "Ball And Chain" à Calgary est un grand moment d'inspiration, d'ivresse, d'étrangeté inquiétante. Comme une oeuvre en provenance de l'autre rive. [Myra Friedman]

Janis Joplin - Down On Me
02 Bye, Bye Baby
03 All Is Loneliness
04 Piece Of My Heart
05 Road Block
06 Flower In The Sun
07 Summertime
08 Ego Rock
09 Half Moon
10 Kozmic Blues
11 Move Over
12 Try (Just A Little Bit Harder)
13 Get It While You Can
14 Ball And Chain

Janis Joplin|in concert|1972|320 kbps|100 Mo + 8 Mo

The derek trucks band|live at sioux falls|2007|vbr


  • Derek Trucks est né avec une guitare entre les mains. La presse américaine voit en lui l'un des guitaristes les plus doués de ces 10 dernières années, Rolling Stone le classe d'ailleurs déjà dans les 100 meilleurs guitaristes de tous les temps.

    Doté d'un feeling et d'un talent dignes de Ry Cooder et Sonny Landreth, Derek Trucks et son groupe produisent une musique puisant directement aux racines du Sud, blues et soul, tout en s'ouvrant vers d'autres territoires; il électrifie Nusrat Fateh Ali Khan, privilégie l'émotion et la mélodie dans chacun de ses solos sidérants et la voix soul de Mike Mattison parachève cette alchimie parfaite.



CD 1
derek trucks band Volunteered Slavery
02. Up Above My Head
03. Crow Jane
04. Soul Serenade
05. Leavin' Trunk
06. All I do
07. Soul Of A Man
08. Walking Blues (1)
09. Count M'Butu solo

CD 2
01. I Wish I Knew (1,2,3)
02. Sugar > (1,2,3)
03. Do Yourself A Favor (1,2,3)
04. Standback (1,2,3)
05. Joyful Noise (1,2,3,4)

The derek trucks band|live at sioux falls|2007|vbr|100 Mo + 54 Mo

samedi 21 mars 2009

Sack & Blumm|returns|2009|vbr


Après un début de carrière qui les avait vu sortir quatre albums en cinq ans, nous étions sans nouvelle de Sack & Blumm depuis 2003. Si chacun des membres du duo (et plus particulièrement FS Blumm) demeure actif en solo, c’est au bout de ce long silence qu’intervient le bien nommé Returns, paraissant sur Staubgold, structure à laquelle les Allemands sont fidèles.

Comme sur leurs albums précédents, ce nouveau disque se compose d’un nombre important de titres (vingt-trois) plutôt courts (une minute et quarante secondes de moyenne) et opérant dans un registre électronique folk et enfantin, taillé pour ces petites pièces. Pour autant, l’extrême brièveté de ces titres nous empêchent de pleinement profiter des constructions mises en place : à peine un instrument entre en scène qu’il est déjà éclipsé par un autre et que le titre se termine alors qu’on a tout juste eu le temps de s’attacher à telle ligne mélodique ou à telle texture. Ce sentiment d’inachevé est renforcé par la présence épisodique de plusieurs invités (sont ainsi convoqués sept musiciens), intervenant çà et là, à la batterie, au violoncelle ou par le biais d’objets divers. Donnant un léger caractère foutraque aux compositions des Allemands, ces participations disparates freinent la formation d’un ensemble cohérent.

Il faut en réalité attendre les (rares) morceaux dépassant les trois minutes pour obtenir quelque chose de construit, au-delà de la simple superposition de bribes instrumentales (Sparkman Smeargle, Lord Led Lyn). De même, c’est dans cette catégorie que l’on trouve le joliment mélancolique Ho Oh Belgium qui bénéficie notamment du travail d’Andreas Otto (déjà croisé sur les disques de FS Blumm et auteur d’un album solo sur City Centre Offices sous le nom de Springintgut) au violoncelle. Malheureusement, on l’aura compris, ces titres sont largement minoritaires.[françois Bousquet]


01.dong dewgong 00:12
sack & Blumm - sparkman smeargle 03:07
03.count bee three 00:31
04.dragonball fall 01:08
05.bioshock superfrog 01:37
06.regirock skibobknob 01:37
07.lord led lyn 03:18
08.nana mc madden 01:57
09.swablu brew 02:12
10.quakecake snake 00:36
11.quenn cootie 00:59
12.free butterfree 00:07
13.master nosepass 00:59
14.pikachu backhand 02:59
15.super bro mario 01:28
16.railcar akira 01:51
17.toe naruto 02:23
18.skitty flu blaster 01:30
19.mac grumpig 01:24
20.psyduck moon 01:59
21.ho oh belgium 03:35
22.slow surskit 00:42
23.duke beedrill 02:09

Sack & Blumm|returns|2009|vbr|45 Mo

Chuck Loeb|between 2 worlds|2009|vbr


En 2007 par l’intermédiaire de son CD "PRESENCE", Chuck Loeb nous avait offert un de ses albums lorgnant le plus vers la Westcoast Music, de par des morceaux comme "The Western Sky" ou "The Music Outside" et bien sûr par sa reprise du hit de Steely Dan "Rikki Don't Lose That Number".

Chuck Loeb est bien plus qu'un simple guitariste. Multi-instrumentiste, c’est l’une des figures de proue du jazz fusion de ses vingt cinq dernières années. Compositeur, arrangeur et producteur, il a joué avec Stan Getz, Chico Hamilton ou Hubert Laws. Il a été impliqué comme producteur avec Spyro Gyra, Larry Coryell et a travaillé sur de nombreuses B.O de qualités comme sur "The Untouchables".

Présent avec son groupe culte de jazz fusion Metro, au Jazz Festival de Marciac 2008, les californiens offrirent une prestation très remarquée.

Chuck Loeb est de retour malgré un emploi du temps toujours bien chargé. Il nous offre un tout nouvel album "BETWEEN 2 WORLDS", dont le deuxième titre intitulé "Hiram" est un hommage à l’explosif guitariste Hiram Bullock décédé l’année passée et ami de Chuck.[source]


Chuck Loeb - Let's Go 6:48
2. Hiram 5:46
3. Mittens 6:43
4. Between 2 Worlds 5:37
5. Oh No You Didn't 4:22
6. Let's Play 5:19
7. So Tinha De Que Ser Com Voce 4:21
8. The Great Hall 6:56
9. Mean Old Man 7:10
10. 360 5:40
11. Early Turns To Late 6:14

Chuck Loeb|between 2 worlds|2009|vbr|96 Mo

dimanche 15 mars 2009

(RE UP) Alain Bashung - bleu pétrole (192 kbps)

ADIEU ALAIN.... ET MERCI !






Figure très respectée de la scène française, Alain Bashung sortira mardi son nouvel album, "Bleu Pétrole", marqué par un retour aux mélodies et à un format de chanson classique ainsi que par l'influence des musiques de l'Ouest américain, folk et country.
Le changement est radical par rapport à son précédent disque studio, "L'imprudence" (2002), et ses morceaux psalmodiés à l'architecture complexe et déstructurée.
"J'ai fait la paix avec la pop music et j'ai eu à nouveau envie de mélodies, de chansons simples. J'ai laissé de côté mes idées d'une suite à +L'imprudence+ pour me projeter dans un disque très direct, que j'imaginais quelque part entre la country, la pop et la folk", explique Bashung, cité par sa maison de disques, Barclay (Universal).[lire la suite]

Je ne peux, a l'écoute de ce nouvel album, m'empêcher de ressentir une certaine nostalgie, voire lassitude dans l'expression du chanteur... il semble que Bashung jette un regard en arriere et mesure le temps passé et le temps...restant, mais ai-je raison ? Astra


1. Je T'Ai Manqué 03:39
2. Alain Bashung - Résidents De La République 03:21
3. Tant De Nuits 04:17
4. Hier A Sousse 03:55
5. Venus 04:19
6. Comme Un Lego 09:04
7. Sur Un Trapèze 03:47
8. Je Tuerai La Pianiste 06:11
9. Suzanne 04:09
10. Le Secret Des Banquises 03:35
11. Il Voyage En Solitaire 04:04
12. Résidents De La République 03:19


Alain Bashung|bleu pétrole|mp3|rar|192 kbps|74 Mo|

Neil Young & Crazy horse|live at filmore east|1970|vbr



Après son succès en compagnie du trio Crosby, Stills & Nash (rebaptisé pour l'événement Crosby, Stills, Nash & Young), Neil Young entame une carrière solo en 1968 et publie son premier disque éponyme Folk/Rock. Fort de son succès, l'année suivante il sortit Everybody Knows This Is Nowhere, son second album avec un groupe recruté pour l'occasion: le Crazy Horse (composé de Danny Whitten à la guitare, Ralph Molina à la batterie et Billy Talbot à la basse) pour effectuer l'enregistrement ainsi que la tournée.
Cet album retrace les concerts effectués au Fillmore East (salle du quartier East Village à New York) entre le 6 et 7 Mars. Concert en 2 partie, une accoustique et une électrique (ici la partie électrique seulement figure sur le disque). Il s'agit aussi du premier enregistrement live avec Danny Whitten qui mourrut deux ans plus tard.Si cet album constitue le second volume des Archives ressorties sur disque du Loner il n'en reste pas moins une terrible preuve de l'aisance qu'il a sur scène. Un live de 42 minutes, péchu comme on les aime avec comme intro le titre éponyme de son deuxième album. Titre somme toute fort agréable à l'écoute, il vous plonge dans le bain d'une mélodie simple, qui reste en tête: terriblement efficace. La deuxième piste est Winterlong, qui apparaît pour la première fois sur l'album Decade de 1977, quelque peu similaire à la précédente, bonne. Vient ensuite Down By The River, rallongé de 3 minutes, présent sur son second album et qui constitue l'un des piliers de cette set list. Puis vient Wonderin' qui sera présente sur l'album de 1983 Everybody's Rockin'. Peut être la seule piste un peu trop simplette de ce live. S'ensuit Come On Baby Let's Go Downtown, fruit de la composition de Neil Young et Danny Whitten (où il chante). C'est du tout bon jusque la dernière piste de 16 minutes (14 de chanson en fait) : Cowgirl In The Sand. Chanson de fin de son second opus et ici fermeture de ce live. Cette chanson est tout simplement (peu importe la version, live/acoustique ou studio) un Chef d'Oeuvre. Neil nous le démontre ici une fois de plus si vous ne l'aviez pas compris. LA meilleure piste de cette album à mon sens.
Seul regret, l'absence de Cinnamon Girl (inclus en bonus sur le pressage vinyl). Six pistes c'est fort peu (étant donné le rapport de qualité du live et son prix) mais alors si en plus on en enlève une...
Ne possedant pas l'album, je ne pourrai pas vous en dire plus sur le livret qui l'accompage, mais ayant un autre album des archives (pensant que ce soit le même livret), je peux vous dire qu'il n'y en a tout simplement pas! Gros point noir, pas de livret, pas de photos (hors mis celles de la pochette intérieure). Dans l'édition que je possède (le volume 3 des archives) il y a juste deux malheureux flyers sur les crédits de l'album et sa description. Rien de bien consistant...
Le disque est rangé dans une pochette en carton (recyclé?) souple mais resistante. La pochette avant du disque est la photo de l'enseigne de la salle (l'on peut remarquer les deux dates de Neil Young & Crazy Horse mais aussi celles de Miles Davis, John Mayall, Joe Cocker, Brian Auger ou encore Moody Waters). La pochette arrière est constituée de la tracklist et d'une photo de Neil (est-elle de ce live? Je ne sais pas).
A noter aussi que cet album est sorti sous deux versions: CD et CD+DVD. Le contenu du DVD est très peu attractif puisqu'il s'agit d'un diaporama avec des photos du groupe sur le fond musical du live (similaire à celui du disque).

Sans être le meilleur disque de sa discographie, ce live peut se vanter de le frôler de peu. Neil Young via ses archives nous sort un live tout à fait à la hauteur des attentes des fans. Le son et le mixage sont de qualité, la durée moyenne (car il faut avouer que l'on ne voit pas le temps passer), une set list satisfaisante mais les pistes les plus marquantes sont quand même Down By The River et Cowgirl In The Sand dans des versions rallongées et improvisées. Ici, Cowgirl In The Sand, quelque peu remaniée notamment au niveau de l'introduction, bénéficie d'un solo tout simplement MA-GIS-TRALE.
Ces deux pistes font à elles seules la raison de l'achat de ce disque.
L'album se classa en 55e place dans les charts américaines avec plus de 20 000 exemplaires vendus le 2 décembre 2006.

Neil young & Crazy horse - Everybody Knows This Is Nowhere 3:36
2. Winterlong 3:40
3. Down By The River 12:24
4. Wonderin' 3:35
5. Come On Baby Let's Go Downtown 3:51
6. Cowgirl In The Sand 16:09

Neil Young & Crazy horse|live at filmore east|1970|vbr|59 Mo

The cinematic orchestra|les ailes pourpres|2009|vbr


En 2007, The Cinematic Orchestra nous avait régalé avec la sortie de l’hypnotique Ma Fleur. Une pépite musicale mise sur orbite par la révélation du chanteur Patrick Watson. Sans nul doute l’un des tout meilleurs albums cette année-là. Le meilleur si cela ne tenait qu’à moi.

Mais d’album ici on ne peut parler, le quintet gallois, résidant depuis toujours chez Ninja Tune, ayant répondu à une demande venue tout droit des studios Disney. The Cinematic Orchestra, au milieu d’une tournée et après l’enregistrement d’un live au Royal Albert Hall, s’est attelé à la composition de la bande originale des Ailes Pourpres (Crimson Wings), documentaire de Matthew Aeberhard et Leander Ward évoquant magnifiquement la vie des flamants roses. Qui de plus compétent que le Cinematic pour mettre en musique les envols de ces fabuleux oiseaux ? A en juger par le résultat… Personne.

The Cinematic Orchestra n’en est pas à son premier essai cinématographique. En 2003 déjà, le groupe avait signé la bande-son de Man with a movie camera, mais bien après la sortie du film, qui date de 1929. Un travail différent l’attendait. Délaissant un temps ses origines électronique et jazz, le quintet s’est ici tourné vers une musique classique très aérienne, menée du début à la fin par un orchestre de cordes. Le charme de cette bande originale réside probablement dans cette musique orchestrale mêlée aux magiques notes de piano et aux discrets, mais indispensables, arpèges de guitare.

Mélancolique sur l’Opening title, enjouée sur The Dance, transcendante sur Exodus, la bande originale des Ailes Pourpres délaisse l’auditeur de tout repère, mais sans jamais le perdre de vue. Une visite improvisée, comme une découverte de ces lacs inconnus de Tanzanie où a été tourné le documentaire. Libre à chacun de faire son propre voyage, accompagné ou non des images du film.

Le Cinematic ne renie pas non plus son passé, à l’image de Marabou, où Tom Chant ressort la clarinette de son étui, ou sur Soda, qui rappelle l’atmosphère de Ma Fleur. En clôture de l’album, on retrouve avec plaisir Lou Rhodes, chanteuse de Lamb déjà invitée sur Ma Fleur. La sensualité de la voix féminine s’accorde parfaitement avec l’extatisme des violons et violoncelles. En un mot : sublime.

Petit joyau de musique classique, la bande originale des Ailes Pourpres est à apprécier au calme, les yeux fermés, loin de toute source de turbulence. L’espace de 45 minutes, le Cinematic Orchestra ouvre une faille dans le temps que seule une complète évasion de l’esprit pourra combler. Préparez vous à rêver. Bonne nuit.[camille]


cinematic orchestra - opening titles
02 - arrival of the birds
03 - the dance
04 - soda
05 - hatching
06 - marabou
07 - exodus
08 - transformation
09 - hyena
10 - life of the bird
11 - first light
12 - crimson skies (feat. luo rhodes)

The cinematic orchestra|les ailes pourpres|2009|vbr|79 Mo

dimanche 8 mars 2009

Soul intent|Pieces of a dream|2009|320 kbps


soul intent - Sway On 4:11
2. Vision Accomplished 4:19
3. Give U My Heart 4:38
4. APB 4:26
5. Hindsight 6:34
6. Soul Intent 4:22
7. Step On It 4:30
8. Things Are Looking Up 6:15
9. D Fuse The Situation 6:24
10. Stand Up 4:21
11. Anywhere You Are 4:55

Soul intent|Pieces of a dream|2009|320 kbps|84 Mo

jeudi 5 mars 2009

Neil Young|live at Massey Hall|1971|vbr


Neil Young nous a longtemps mis l'eau à la bouche avant d'ouvrir pour de bon son coffre au trésor... Depuis le temps qu'il promettait l'arrivée de ses "Archives", on n'y croyait plus... Et enfin, début 2007, déboule ce live bouleversant. Après un autre live (Fillmore East avec Crazy Horse, très bon aussi), ce Massey Hall 1971, enregistré à Toronto, a des parfums d'éternité. On connaissait déjà tous ces morceaux (à part en ce qui me concerne une superbe version de "Heart Of Gold" au piano), mais la magie ressort à chaque écoute de ces versions dépouillées en piano ou guitare/voix, comme si on les redécouvrait pour la première fois (Ah ! "Cowgirl In The Sand" et "Down By The River" en acoustique !).
Dans son Canada natal, Neil Young est au sommet de son art et de son inspiration. On est en 1971; il a 25 ans et vient de sortir After The Goldrush. Toutes les chansons sont plus belles les unes que les autres, la voix haut perchée du bonhomme n'a jamais été aussi juste et habitée (le son est d'ailleurs excellent) et sa guitare n'a jamais été aussi inspirée. Et putain, c'est beau ! D'une version touchante de "Journey Through The Past" ("I'm going back to Canada" !) à un entraînant "Dance, Dance, Dance", tout résonne comme une évidence mélodique.
C'est en outre très agréable d'écouter les versions épurées des chansons qui allaient former Harvest l'année suivante; plus belles encore peut-être ("There's A World" débarassée de l'orchestration envahissante...) que dans leurs versions définitives. Et bien sûr, comme l'album très (trop ?) connu n'était pas encore sorti, le public ne les connaît pas encore ! Ecoutez la différence de réception de "The Needle And The Damage Done" par le public entre ce live et le Live Rust ! Entre temps, le Loner est devenu une star mondiale... [source]


1. On the Way Home
2. Tell Me Why
Neil Young - Old Man
4. Journey Through the Past
5. Helpless
6. Love in Mind
7. Man Needs a Maid/Heart of Gold Suite
8. Cowgirl in the Sand
9. Don't Let It Bring You Down
10. There's a World
11. Bad Fog of Loneliness
12. Needle and the Damage Done
13. Ohio
14. See the Sky About to Rain
15. Down by the River
16. Dance, Dance, Dance
17. I Am a Child

Neil Young|live at Massey Hall|1971|vbr|85 Mo|

dimanche 1 mars 2009

Madeleine Peyroux|bare bones|2009|320 kbps


Aussi célèbre pour ses fugues que pour sa voix de Billie Holiday du troisième millénaire, Madeleine Peyroux, l’ex new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis l’adolescence, est devenue dès son premier album une sorte de chef de file de cette nouvelle génération de chanteuses de jazz blanches, jeunes, blondes et jolies (Viktoria Tolstoy, Eliane Elias, Diana Krall, Melody Gardot…), qui sont au jazz vocal d’aujourd’hui ce que sont Laurence Ferrari ou Anne Sophie Lapix à l’information.



Ces considérations esthétiques posées, Bare Bones, quatrième album de Mademoiselle Peyroux, dont elle signe cette fois toutes les paroles, est doux comme une caresse. Souvent égarée au milieu du pont qui mène du jazz au folk, Peyroux a composé avec ses musiciens ou des intervenants extérieurs comme Joe Henry ou Walter Becker, des petites pièces sans esbroufe, mais toutes en mélodies cotonneuses, autour de thématiques empreintes de nostalgie.

La patte de Walter Becker, qui signe « Bare Bones » et un « You Can’t Do Me » effectivement très Steely Dan d’esprit, emmène ce disque vers un rock sophistiqué comme on n’en entend plus guère aujourd’hui, acoustique et raffiné, infiniment précieux et élégant. Le vibrato un peu voilé, et réminiscent de la tragédienne Billie H. qui fait la personnalité de la voix de cette chanteuse de jazz d’aujourd’hui s’accommode au mieux de ces ambiances boisées, ces chansons chuchotées à l’oreille, qui s’effilochent comme de la fumée, mais laissent leur parfum en souvenir inaltérable. Plus qu’un album, ce disque est une confidence. Jean-Eric Perrin

Madeleine Peyroux - Instead
2. Bare Bones
3. Damn the Circumstances
4. River of Tears
5. You Can't Do Me
6. Love and Treachery
7. Our Lady of Pigalle
8. Homeless Happiness
9. To Love You All Over Again
10. I Must Be Saved
11. Somethin' Grand

Madeleine Peyroux|bare bones|2009|320 kbps|80 Mo

dimanche 22 février 2009

Neil Young|Sugar Mountain, live at Canterbury House|1968|vbr

Il est de retour... Et il a encore frappé très fort... Moi, il commence à m'énerver.
C'est vrai quoi, il en a encore combien des concerts de ce tonneau là dans son grenier le père Neil Young?

Après un Live at Massey Hall définitif et monumental (l'équivalent de la table des commandements du folk, pas moins...), voici le nouveau numéro de la série "Archive", Sugar Mountain, Live at Canterbury House 1968.

Vous avez bien lu, c'est un concert de 1968 que nous livre le canadien, c'est-à-dire avant même la sortie de son premier album éponyme, avant sa collaboration avec Crosby et consort, avant Crazy Horse, avant tout! Enfin presque..., puisque Neil Young venait de passer deux ans avec Stephen Stills au sein du Buffalo Springfield.
Deux ans de carrière assez mouvementée, le groupe a un potentiel énorme, mais n'a jamais réussi à enregistrer l'album qui aurait concilier l'ego surdimensionné des trois (!...) leaders (Stills, Young et Richie Furay). Forcément, assez vite, chacun est parti vivre ses aventures de son côté...

C'est dire si la bande a son importance pour notre compréhension du grand oeuvre Neil Youngesque, c'est une sorte de Pierre de Rosette pour tous les amateurs du canadien.
Le répertoire est constitué pour moitié de chansons du Springfield (que Neil Young ne jouera plus vraiment en concert assez vite, à quelques exceptions près, comme On the Way Home ou Mr Soul) et pour le reste de chansons qui finiront sur le premier album du Loner.
On découvre donc un Neil Young... Pop! Mais attention, sur le derrière du disque, c'est écrit que le concert a été enregistré en stéréo, c'est même précisé "Left Track - Voice Right track - Guitar".
Neil Young est pop, mais sait rester simple...
Toutes les chansons du Buffalo Springfield apparaissent ici dépouillées des oripeaux un peu guimauve qui les dissimulaient sur les albums du groupe.
Expecting to Fly est tout simplement une des plus belles chansons de tous les temps.
Quel plaisir de redécouvrir les mélodies fabuleuses de Out of my Mind ou Nowadays Clancy can't even Sing...
Et pour ce qui concerne le répertoire post Springfieldien, on est pas en reste. The Loner, I've been waiting for you, le fabuleux The Last Trip to Tulsa, dont le texte vous saute ici au visage, le délicieux If I could have her Tonight... Presque tout le premier album défile dans nos oreilles ébahies. Et puis, double cerise sur le gâteau, le très fameux "inédit en album" Sugar Mountain et Birds, qui était déjà une chanson magnifique avant de finir sur l'album After the Gold Rush.

Voilà pour les chansons, s'il n'y avait eu que ça, ça aurait déjà été un événement. Mais le vrai bonus de ce concert, c'est que Neil Young... parle! Il parle avant chaque chanson, à n'en plus finir...
Et vas-y que je me suis fait virer d'un boulot dans une librairie parce que j'étais "ailleurs" pendant deux jours, et vas-y qu'avant de faire de la guitare en bois je jouais du blues dans un groupe électrique (démonstration ironique à l'appui), et vas-y qu'on me pose souvent la question, "qu'est ce que ça vous apporte d'écrire des chansons", ...

C'est un tout autre Neil Young qu'on découvre, juvénile et enjoué (à la limite du sale gamin rigolard parfois), pas encore sorti des années soixante, et pas encore le type apaisé mais un peu brisé de Harvest ou Tonight the Night.

01 (Emcee Intro)
Neil Young - On The Way Home
03 Songwriting Rap
04 Mr. Soul
05 Recording Rap
06 Expecting To Fly
07 The Last Trip To Tulsa
08 Bookstore Rap
09 The Loner
10 "I Used To..." Rap
11 Birds
12 Winterlong [Excerpt] & Out Of My Mind - Intro
13 Out Of My Mind
14 If I Could Have Her Tonight
15 Classical Gas Rap
16 Sugar Mountain Intro
17 Sugar Mountain
18 I've Been Waiting For You
19 Songs Rap
20 Nowadays Clancy Can't Even Sing
21 Tuning Rap & The Old Laughing Lady Intro
22 The Old Laughing Lady
23 Broken Arrow

Neil Young|Sugar Mountain, live at Canterbury House|1968|vbr|78 Mo

samedi 21 février 2009

Philip Catherine|guitars two|2009|vbr


Pour ce nouvel album, Philip Catherine s’est attaqué à nouveau au difficile exercice du solo. Formule parfaite pour apprécier pleinement la force mélodique de ce guitariste prodigieux, la finesse de son jeu et de son toucher. Au fil des plages, Philip Catherine nous transporte dans son univers rempli de poésie. Et c’est magnifique !

Philip Catherine - Toscane
2 Bois le baron
3 Méline
4 Lendas brasileiras
5 Pendulum
6 Pourquoi
7 Merci Philip
8 Ària de opereta
9 Étude pour peter S
10 Souvenirs de Villingen
11 Jacobien
12 Skating in central park
13 Marc Moulin on the beach

Philip Catherine|guitars two|2009|vbr|71 Mo

lundi 16 février 2009

SUPPRIMÉ PAR RAPIDSHARE - Bugge Wesseltoft|Playing|2009|vbr

SUPPRIMÉ PAR RAPIDSHARE !

En l’espace de dix ans, le pianiste, compositeur et producteur Bugge Wesseltoft s’est affirmé comme la force motrice de tout un groupe de musiciens de jazz, non seulement en Norvège, son pays natal, mais également en France et sur la scène internationale.[plus]

Bugge Wesseltoft-Playing [05:38]
02-Dreaming [06:21]
03-Singing [05:47]
04-Take 5 [05:34]
05-Talking to Myself Part 1 [13:00]
06-Talking to Myself Part 2 [07:07]
07-Rytme [04:47]
08-Hands [05:21]
09-Many Rivers to Cross [04:03]

Bugge Wesseltoft|Playing|2009|vbr|70 Mo

dimanche 15 février 2009

Simon Goubert|background|2008|192 kbps

Pierrick Pedron (saxophones alto & soprano)
Boris Blanchet (saxophone ténor)
Emmanuel Codjia (guitare)
Sophia Domancich (piano)
Michel Zenino (contrebasse)
Simon Goubert (compositions sauf 5 & 6, batterie, piano, claviers)

Simon Goubert - Organum IV
2. For yesterday
3.Mister Dean
4.C’est là, quelquefois
5. Hackensack (Th.Monk)
6.Souvenirs d’Almati (M.Zenino & S.Goubert)
7. Quelqu’un… et eux
8.Background


Simon Goubert est un des meilleurs musiciens de ce pays à s’exprimer au moyen d’une batterie. Dans cet album il utilise aussi le piano. C’est que Background n’est bien entendu pas une démonstration batteristique, encore que le jeu coloré qu’il donne à entendre témoigne de sa maîtrise et de sa pertinence musicale : voyez en particulier Hackensack et C’est Là Quelquefois.

C’est d’abord l’esprit d’aventure y régnant qui fascine et peu à peu entraîne l’auditeur, sorte de fantaisie presque juvénile présidant tant à la conception de l’album qu’à sa réalisation. Rien ne s’y déroule vraiment selon les normes, ce qui dans ce cas précis est un compliment, la liberté et l’imagination n’étant pas en soi des gages de talent : la liberté autorise aussi la médiocrité des œuvres comme l’écrivait Julien Benda. Mais de façon générale, tout est ici assez neuf et passionnant pour que l’on s’intéresse à ce disque bienvenu.

Simon Goubert|background|2008|192 kbps|79 Mo

vendredi 13 février 2009

"Devadip" Carlos Santana|The swing of delight|1980|320 kbps

Carlos Santana - Guitares, percussions et voix
Herbie Hancock - Claviers
Wayne Shorter - Sax soprano & ténor
Ron Carter - Contrebasse
Tony Williams - Batterie
Harvey Mason - Batterie
Russel Tubbs - Sax soprano & ténor, flûte
David Margen - Basse
Graham Lear - Batterie
Armando Peraza - Congas, bongos & percussions
Raul Rekow - Congas, percussions & voix
Oreste Vilato - Timbales, percussions & voix
Alex Ligertwood - Voix
Francisco Aguabela - Congas

A l'aube des années 80, Carlos Santana nous reviens sous le nom de Devadip avec un petit cadeau. Le double album Swing of Delight réuni une belle brochette de musiciens issus du Jazz et du Jazz Rock. Pendant 4 faces, nous allons voguer entre différents univers, depuis les longs solos du chicano aux ambiances jazz-funk d'Herbie Hancock, en passant par les mélodies feutrées du Weather Report.

Le morceau Swapan Tari ouvre l'album ; thème joyeux, solos débridés, le tout rythmé par une main de maître en la personne de Tony Williams. Du grand du beau, suivi bientôt par une douce complainte ou la guitare du Carlos va flirter avec le piano d'Herbie Hancock, doigté délicieux, et le sax inspiré de Wayne Shorter. La seconde face de l'album débute au son langoureux d'une guitare espagnole, pour rapidement s'écheveler en un un boeuf entre musicos avec notamment l'excellent "Song for my Brother (même si le thème a quelques peu veilli), ou l'on retrouve les délires du moment du sieur Herbie, et le touché made in Santana...

Le second disque est plus inattendu. Les musiciens ne se cherchent plus, leurs univers ont fusionnés pour nous offrir des compositions beaucoup plus homogènes et atypiques. Le morceau Gardenia en est un exemple flagrant. Un de ceux que l'on peut écouter et réécouter sans jamais se lasser tellement le travail de chacun est remarquable et pourtant indissociable de l'ensemble. les instruments se chevauchent, s'emmelent, se répondent les uns aux autres. ont ici vraiment fusionnéaspirations des musiciens commence par un morceau. La dernière face sonne comme un au revoir, nous transportant au gré des duos entre mélodies et rythmes latins, jazz-funk ou ambiances inimitables du Weather Report. Avec La Llave, Santana délaisse enfin sa guitare électrique pour la douze cordes et s'offre un duo avec la contrebasse planante et chaloupée de Ron Carter, Golden Hours résonne comme une traversée depuis l'Amérique centrale jusqu'à la fureur urbaine, ou percussions et flute se frayent un chemin jusqu'au duo tonitruant entre le synthé d'Herbie et la guitare furieuse du chicano. Enfin Shere Khan, the tiger nous emmene nonchalamment vers la fin, bercé par les mélopées d'un Wayne Shorter inspiré... avec le temps c'est peut-être cette face là que je préfère...[source]


Si vous aimez cette période de l'artiste, écoutez "divine Light", "a live supreme","Borboletta", "lotus gem","lotus & fire" !!!!

Devadip Carlos Santana - Swapan Tari
2. Love Theme from "Spartacus"
3. Phuler Matan
4. Song for My Brother
5. Jharna Kala
6. Gardenia
7. La Llave
8. Golden Hours
9. Shere Khan, the Tiger

"Devadip" Carlos Santana|The swing of delight|1980|320 kbps|100 Mo + 29 Mo

lundi 9 février 2009

Paolo Conte|psiche|2008|vbr



Malgré un dernier album, Elegia, en 2004, Paolo Conte avait un peu disparu des spotlights ces dernières années, s’enfonçant dans ces limbes du mythe qu’il aime évoquer par des chansons à la nostalgie douce-amère, pleine de tendresse pour les nuits des années folles. Ombrageux et nonchalant, le natif d’Asti, septuagénaire depuis l’an dernier, n’a plus rien à prouver. Il fait partie des seigneurs et jamais son Gelato al limon ne fondra dans le cœur des amateurs de chanson, qu’elle soit italienne ou non…
Après avoir écrit pour d’autres dans les années 1960 (pour Celentano, entre autres), l’ex-avocat a instauré un style, parmi les plus originaux de ces trente dernières années. Bourru, farceur, amoureux… S’il y a du clown chez un Paolo maniant l’humour comme une arme poétique, c’est souvent pour mieux travestir le romantisme d’un Conte où se bousculent femmes fatales, jazz nocturne et écrivains de la dernière chance. Acrobate des mots qui fait aimer sa langue en la scandant plus qu’en la chantant, l’Italien a développé une patte reconnaissable entre toutes, inimitable. Là réside peut-être aussi son défi artistique: comment poursuivre sans se répéter, s’exagérer?

Avec le récent Psiche – du nom d’un mythe mais aussi d’un miroir –, le chanteur saute l’obstacle avec classe. Sans renier certains de ses attributs musicaux (le swing rétro-pop de Il quadrato e il cerchio, le petit rythme de synthé sautillant de Big Bill), Paolo Conte soigne particulièrement le spleen de ses accords de piano et les enluminures de ses cordes. Persévérant en mélancolie joueuse et jazz, il ouvre aussi des pistes plus fragiles. Ecoutez Intimita, L’amore che, omicron, Bella di giorno… La désinvolture un peu burlesque d’antan y cède volontiers la place à des songeries aux nuances moirées, teintées d’ironie douce, de langueurs parvenues à pleine maturité. Même si Silver Fox s’ébroue encore, avec une joie quasi grotesque, sur une pente carnavalesque ou que sa Ludmilla prend un accent d’expressionnisme balkanique.

Raffinant son art en libérant les démons de sa vieillesse amusée, Paolo Conte ne se retourne pas sur son passé, il regarde droit devant. Dans un miroir, d’accord, mais le sien a la distinction d’une belle âme, vieille… et toujours jeune. Le privilège des nostalgiques-nés! Boris Senff



Paolo Conte - Psiche 3:17
02. Il quadrato e il cerchio 3:17
03. Intimité 3:28
04. Big bill 3:44
05. L'amore che 2:49
06. Silver fox 3:53
07. Bella di giorno 3:39
08. Velocité silenziosa 3:27
09. Omicron 3:23
10. Ludmilla 3:54
11. Leggenda e popolo 3:18
12. Danza della vanit? 2:24
13. Coup de theatre 3:27
14. Cosé o non cosé 3:04
15. Berlino 3:16

Paolo Conte|psiche|2008|vbr|66 Mo

vendredi 6 février 2009

Eric Legnini|trppin'|2008|192 kbps

Merci à ????? (jazzsmoothfusion ?)

Compagnon de route de Stefano di Battista durant de nombreuses années, il a joué avec les plus grands, dans les registres les plus variés : Joe Lovano, Serge Reggiani, Michael Brecker, Christophe, Claude Nougaro, Julien Lourau, les Belmondo, les légendaires Bunky Green et Milton Nascimento, ou encore Yusef Lateef. Trippin' se place donc sous le signe du voyage, et vient clore un triptyque entamé en 2005 avec Miss Soul, puis Big Boogaloo en 2006. A l'image des précédents, Trippin' ravit autant l'amateur éclairé du plus rigoureux jazz en piano trio que l'auditeur à la recherche d'un groove New Orleans à la Meters, alternant piano acoustique et Fender Rhodes. Un futur classique. Indispensable.

Eric Legnini - Trippin'
2 Casa Bamako
3 Bleak Beauty
4 Con Alma
5 Rock The Days
6 The Secret Life Of Plants
7 Amarone
8 Introspection #1
9 Them That Got
10 A Sleeping Bee
11 DooGoo
12 Darn That Dream
13 Bullitt Mustang Fastback
14 Jade
15 The Shadow Of Your Smile

Eric Legnini|trppin'|2008|192 kbps|85 Mo

jeudi 5 février 2009

Jean-Philippe Viret|le temps qu'il faut|2008|320 kbps


La première chose qui frappe dans ce nouveau disque du bassiste Jean-Philippe Viret, comme pour les précédents, c'est (outre la splendide photographie de la pochette, signée Grégoire Alexandre et Alice Litscher) le titre, qu'en bon littéraire il soigne comme il le mérite : après 'Considérations', 'Etant donnés', 'L'Indicible' et 'Autrement dit', voici donc 'Le Temps qu'il faut', placé (c'est le seul reproche qu'en lecteur on lui fera, mais c'est une toute autre histoire...) sous un exergue de Nancy Huston (Prodige). D'emblée, aux premiers instants du premier morceau, Peine perdue, l'auditeur est saisi, irrésistiblement emporté dans une espèce de marche noire et trouble dont l'atmosphère obsessionnelle et mélancolique imprégnera tout l'album, lui donnant d'entrée de jeu sa poésie sombre, sa délicatesse inquiète. Fabrice Moreau a remplacé ici Antoine Bainville à la batterie ; les écoutes comparatives permettront de dire, peut-être, ce que ce sang neuf a infléchi dans la musique du trio, les directions nouvelles qu'il l'a amené à prendre ou dans quoi il l'a confirmé.

En tout état de cause, on ne peut que s'incliner devant la totale réussite de ce disque dont il est inutile de vanter des qualités musicales dont on se doute bien qu'il les possède (cohésion du trio, évidence des développements improvisés, élégance, simplicité et lisibilité des compositions, refus de la virtuosité mais, tout aussi bien, de la lenteur affectée, son contraire) ; insistons plutôt sur la magie proprement cinématographique de cette musique qu'on dirait écrite toute exprès pour les images qui à son écoute se forment spontanément dans l'esprit (« Esthétique ou pathétique ? », précisément, a été écrit pour Il était une fois… le salariat, un film d'Anne Kunvari), sur son étonnante capacité d'envoûtement, sur l'intensité discrète et magistrale de thèmes qui n'ont l'air de rien à la première écoute mais dont, comme cela arrive parfois, on garde en soi une trace plus profonde que prévu, et qui pousse dès qu'on passe devant sa platine à appuyer de nouveau sur « play » pour comprendre enfin ce qu'il y a là-dedans de si attirant. Bernard Quiriny

Jean Philippe Viret - Peine Perdue
2. Les Arbres Sans Fin
3. En Un Rien
4. Esthétique Ou Pathétique ?
5. 7 A Voir
6. Dans La Peau D'Un Autre
7. Ailée Au Sud
8. Si Peu De Choses
9. Docile (Exclusivité Numérique)

Jean-Philippe Viret|le temps qu'il faut|2008|320 kbps|100 Mo + 17 Mo

mercredi 4 février 2009

Laïka FATIEN|Misery - A Tribute To Billie Holiday|2008|vbr

Laïka FATIEN: vocal
Robert GLASPER: piano
David EL MALEK: tenor sax (4,5,12)
Daryl HALL: bass
Gregory HUTCHINSON: drums

La chanteuse et comédienne Laïka Fatien débute sa carrière de lieder en 2004 avec la sortie de son premier album « Look at me now » … Encensé par les médias et plébiscité par le public dès sa parution, « Look at me now » annonce une carrière très prometteuse … C’était sans compter sur la discrétion de cette chanteuse qui aime mûrir les choses et prendre son temps … Résultat, Il nous aura fallu attendre 4 ans et cette année 2008 afin de pouvoir redécouvrir cette magnifique voix, et ce grâce à la sortie de son nouvel album intitulé « Misery », hommage à la légendaire Billie Holiday. Enregistré en février dernier à Paris, Misery bénéficie d’un line up de musiciens exceptionnels liant tradition et modernité afin de porter ce très beau projet. Outre une sélection très personnelle de chansons et des arrangements très originaux, la voix de Laïka nous envoûte par sa sensualité, son ampleur, son sens du texte et de la musique. Avec Misery, C’est une artiste confirmée qui nous revient, une artiste dont le succès ne fait plus aucun doute. Confirmation !



Laïka Fatien-strange fruits
02. Lady’s Back In Town (4:15)
03. Don’t Explain (3:07)
04. You Can Loose a Broken Heart (3:18)
05. What’s New (2:07)
06. All Of You (3:39)
07. How Deep Is The Ocean (4:39)
08. Lover Come Back To Me (4:39)
09. Misery (4:38)
10. You Turn The Tables On Me (4:54)
11. Gloomy Sunday (5:12)
12. Left Alone (5:21)

Laïka FATIEN|Misery - A Tribute To Billie Holiday|2008|vbr|84 Mo

mardi 3 février 2009

Patricia Barber|Mythologies|2006|320 kbps

DÉDICACE A BERTRAND, ANNE ET LEUR FAMILLE


Patricia Barber : piano / chant
Neal Alger : guitare
Michael Arnopol : basse
Eric Montzka : batterie

Un hommage jazz aux Métamorphoses d’Ovide
Patricia Barber s’est peu à peu imposée comme une artiste majeure de la scène jazz vocal , unique en son genre et reconnue aujourd’hui dans le monde entier. En 2003, la chanteuse, pianiste et compositrice Patricia Barber a été une des rares musiciennes de jazz à recevoir un prix de la fondation Guggenheim, et elle a profité de cette opportunité pour créer une des oeuvres les plus ambitieuses et touchantes de sa carrière. “Mythologies” est un cycle de onze chansons, basées sur la mythologie grecque, et qui utilisent des personnages des “Métamorphoses” d’Ovide au départ de chacune d’entre elles. Interprété par son quartet, “Mythologies” bénéficie également de la présence d’un saxophoniste, d’invités vocaux, d’une chorale gospel et de très jeunes artistes hip-hop. Ce nouvel album est certainement le plus fédérateur depuis ses débuts avec des incursions surprenantes.

Patricia Barber-The Moon
2. Morpheus
3. Pygmalion
4. Hunger
5. Icarus (For Nina Simone)
6. Orpheus/Sonnet
7. Persephone
8. Narcissus
9. Whiteworld/Oedipus
10. Phaeton
11. The Hours

Patricia Barber|Mythologies|2006|320 kbps|100 Mo + 36 Mo

dimanche 1 février 2009

Enrico Rava|new york days|2009|vbr


L'année commence en grand avec ce disque enregistré à New York par Enrico Rava. Il y a un cas Rava : ce trompettiste de vaste stature, sans doute le plus intéressant d'Europe avec Palle Mikkelborg, joue mieux que jamais de son instrument, contrairement à la règle qui veut que les lèvres s'altèrent avec l'âge. Le son magnifiquement projeté devient de plus en plus émouvant, le style s'est épuré, il ne rappelle plus Miles Davis que par la mélancolie et l'absence de vibrato, une sorte d'intériorité pensive, sans la moindre pose.

Pour cette session new-yorkaise, Rava avait emmené le prodige du piano Stefano Bollani, avec qui il joue volontiers en duo. Bollani écoute Rava comme si celui-ci était une chanteuse et lui fournit un accompagnement qui magnifie chacune de ses notes. Le fameux son ECM (avec réverbération) contribue aux couleurs bleues du quintet, si bien que c'est un New York nocturne qui se déploie ici avec un charme insidieux. La rythmique, constituée de Larry Grenadier à la contrebasse et de Paul Motian à la batterie, joue à la perfection les demi-teintes qui conviennent à cette méditation à haute voix sur la ville et sa vie. On n'en aime New York que mieux sous l'éclairage italien.

Mais la grande idée de Rava pour ce disque est d'avoir invité le saxophoniste qui convient parfaitement à son style ample et un peu solennel même sur les tempos rapides (The Outsider) : Mark Turner. Celui-ci se débarrasse ici d'une tendance à explorer sans fin des gammes déroutantes. Non pas assagi, Turner s'est approfondi au profit de la beauté. Le disque est impressionnant aussi pour les compositions, dont une qui rappelle le Nino Rota de Fellini. Michel Contat

Enrico Rava - Lulu
2. Improvisation I
3. Outsider
4. Certi Angoli Segreti
5. Interiors
6. Thank You, Come Again
7. Count Dracula
8. Luna Urbana
9. Improvisation Ii
10. Lady Orlando
11. Blancasnow

Enrico Rava|new york days|2009|vbr|100 Mo + 12 Mo


Elisabeth Kontomanou|Brewin' the Blues|2008|320 kbps




Sur ce deuxieme album Elisabeth Kontomanou, atteind la maturité artistique (et probablement existentielle) qui lui permet d'aborder l'art difficile du récital avec pianiste seul. En Laurent Courthaliac, elle a trouvé le partenaire idéal : aussi discret et sensible qu'Ellis Larkins avec Ella Fitzgerald, il l'accompagne avec une tendresse et une attention sans égale. Le répertoire inspiré par le blues lui permet de donner de la voix à pleine puissance et aussi avec un recueillement inhabituel (qu'on essaie d'écouter I'm a fool to want you en gardant les yeux secs !). Un disque qui réhabilite enfin le jazz vocal encombré par des chanteuses aussi jolies qu'approximatives.

Elisabeth Kontomanou - Moanin' Low
02- Travelin' Light
03- Crazy He Calls Me
04- Everything I Have Is Yours
05- Somebody's On My Mind
06- More Than You Know
07- Deep Song
08- Tell Me More & More & Then Some
09- Rosebud
10- No More
11- The Blues Are Brewin'
12- I Hadn't Anything 'till You
13- I'm Fool To Want You

Elisabeth Kontomanou|Brewin' the Blues|2008|320 kbps|100 Mo + 88Mo

jeudi 29 janvier 2009

Baptiste Trotignon|share|2008|320 kbps


Après Solo en 2003 et Solo 2 en 2005, voici le nouvel album de Baptiste Trotignon, baptisé Share. Ce nouvel opus regroupe onze compositions enregistrées à New York en juin 2008 en collaboration avec Tom Harrell, Mark Turner, Eric Harland, Otis Brown III et Matt Penman.

Baptiste Trotignon piano
Matt Pennman bass
Eric Harland & Otis Brown III drums
guests
Tom Harrell flügelhorn
Mark Turner tenor saxophone

Baptiste Trotignon-First song
2 Samsara
3 Mon ange
4 Dexter
5 Peace
6 Flow
7 Blue
8 Grey
9 Waiting
10 Red light district
11 Vibe

Baptiste Trotignon|share|2008|320 kbps|100 Mo + 43 Mo

Björn J:son Lindh|ramadan|1971|320 kbps


Björn J:son Lindh est un flutiste funky suédois. Cet album à été réalisé en 1971 chez Metronome Records,p avec Björn J:son Lindh à la flute et au piano électrique , Kenny Håkannson à la guitare, Georg Wadenius et Palle Danielsson aux basses , Kofi Ayivor aux congas, Bobo Stenson au piano électrique, Ola Brunkert à la batterie plus Mats Hagström au violon.


Björn J:son Lindh-Lastbrygga
2. Daphnia
3. Min Tulpan
4. Tuppa
5. Benitos Hare
6. Ramadan
7. Love March
8. Kullens Fyr

Björn J:son Lindh|ramadan|1971|320 kbps|72 Mo|

dimanche 25 janvier 2009

Boulou & Elios Ferré|Brothers to Brothers|2008|vbr


Voici un disque où la modernité épouse la tradition, où l’élégance est omniprésente et l’intemporalité en mouvement perpétuel. La réunion des deux fois deux frères est une belle rencontre, avec du jazz à tous et pour tous les étages. Il s’ouvre sur un joli thème à trois temps joué à l’unisson par les Belmondo (pas frères pour rien) où les solos s’enchaînent merveilleusement. On savoure alors la guitare de Boulou Ferré, sentimentale et poétique à souhait, au joli toucher si sensible (« Brothers to Brothers », « Place des Vosges »), le sax de Lionel Belmondo au timbre juste et doux (« Cartes sur table ») et aux envolés bop (« Soir de Paris »), la guitare interrogative et mystérieusement vraie d’Elios Ferré (« Jardin à la française »), le velours et le jazz impérial de Stéphane Belmondo, toujours présent au bugle et à la trompette, l’apport discret mais indispensable du fidèle Alain Jean-Marie au piano, sans oublier bien sûr la contrebasse - et quel son ! - de Pierre Boussaguet.Les personnalités s’expriment tour à tour dans un parcours et un respect communs : le jazz. Le dialogue s’installe, mêlant intégrité, goût et caractère, sans oublier l’humour et les clins d’œil aux grands thèmes jazz et classiques, le tout en parfaite harmonie, avec une poésie parfois lyrique et sur des rendez-vous, des arrangements tout simplement beaux - signés notamment par Vladimir Kopats - avec un quatuor à cordes venant appuyer cet échange (« Faiseur de pluie », « Jardin à la française ») ; ici le classique se mélange heureusement avec le jazzOn connaît les frères Ferré (fils de Pierre "Matelot" Ferré, déjà moderne en son temps...), qui viennent du jazz dit "manouche". Ils l’ont beaucoup pratiqué, le pratiquent toujours, et on le sent bien sur « La bande des trois », valse qui rappelle l’univers de Django ou du trop peu connu oncle Sarane Ferré (fameux valseur). Mais le sommet est atteint lorsqu’ils abordent un jazz plus innovant, flirtant avec la musique classique (la belle introduction de Boulou Ferré sur la ballade de Sacco & Vanzetti d’Ennio Morricone (avec des réminiscences de Bach). On sait aussi que les frères Belmondo, de leur côté, parcourent la planète jazz en tous sens ; la rencontre était inévitable.Le disque s’achève sur une note d’émotion avec un choral de Bach - prolongement et cheminement d’un beau geste gracieux et tendre qui va au plus profond de l’âme. Giuseppe Aventura

Boulou & Elios Ferré-Brothers to Brothers 05:54
02.Cartes Sur Table Suite Parisienne 06:01
03.Faiseur De Pluie 04:20
04.Jardin A La Francaise 06:34
05.Soir De Paris 07:15
06.Place Des Vosges 05:58
07.La Bande Des Trois 03:58
08.La Ballade De Saco & Vanzetti 04:18

Boulou & Elios Ferré|Brothers to Brothers|2008|vbr|59 Mo

lundi 19 janvier 2009

John Scofield|live|1977|320 kbps


John Socfield - V.
2. Gray And Visceral
3. Leaving
4. Air Pakistan
5. Jeanie
6. Softly As In A Morning Sunrise

John Scofield|live|1977|320 kbps|100 Mo + 73 Mo